© INTERNELe nombre des demandeurs d'emploi a diminué de 22.000 en septembre, le taux de chômage reculant de 0,1 point pour s'établir à 9,8% de la population active, déclare le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, dans un entretien au Figaro ce vendredi. En "six mois", le taux de chômage est ainsi passé "de 10,2% à 9,8%", "c'est donc plus de 108.000 personnes qui ont pu retrouver un emploi", se félicite-t-il.
Mercredi, soit deux jours avant la publication des chiffres officiels, attendue ce vendredi, le journal Le Parisien avait donné des chiffres similaires concernant le taux de chômage, faisant alors état de 20.000 demandeurs d'emploi sortis des listes de l'ANPE en septembre - soit un peu moins qu' en août (21.500). D'après les indications de Jean-Louis Borloo, le chômage a finalement un peu plus baissé en septembre que le mois précédent.
"Six mois de baisse consécutifs"
"Pour autant, il faut rester humble et poursuivre sans relâche le travail d'accompagnement des demandeurs d'emploi, nous sommes pas à l'abri d'un prochain mois en hausse", estime le ministre. "Mais ce qui semble le plus significatif, ce sont ces six mois de baisse consécutifs", ajoute-t-il.
Interrogé sur les raisons de cette embellie, le ministre estime qu'il "n'y a pas un instrument spécifique" qui explique cette décrue, mais que "toutes les mesures" du gouvernement "y concourent". "On favorise et dynamise la formation professionnelle des jeunes, par l'apprentissage par exemple", explique le ministre, qui cite également "l'accompagnement personnalisé des demandeurs d'emploi". Le plan d'urgence pour l'emploi, et notamment le contrat nouvelles embauches, a "amplifié cette mobilisation", ajoute-t-il, sans en chiffrer l'impact.
Beaucoup plus réservée sur ces chiffres, la CGT a réagi vendredi dans un communiqué : "De l'aveu même du gouvernement, il faut y voir essentiellement l'effet de l'accompagnement social du chômage, par des contrats aidés dans le secteur non marchand", a indiqué le syndicat, selon lequel "l'emploi salarié n'augmente pas" et la croissance économique "reste en panne". La CGT s'interroge également sur l'impact du Contrat nouvelles embauches (CNE), soulignant que le chiffre de 100.000 CNE signés avancé par le gouvernement ne signifie pas qu'il y a 100.000 emplois salariés en plus. En outre, "la précarité au travail reste dominante" alors que "l'offre d'emploi temporaire et occasionnel représente plus de 50% des offres" déposées à l'ANPE en septembre. "On est donc encore très loin d'une appréciation favorable de la situation de l'emploi", juge la confédération, qui réclame une "véritable politique de croissance par l'augmentation des salaires" et une "diminution de la précarité".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




