© TF1Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, a appelé "les salariés à la responsabilité" et invité "tout le monde à reprendre le travail", jeudi soir sur RTL. Les marins CGT de la SNCM ont rejeté jeudi les dernières propositions gouvernementales et décidé de poursuivre leur grève, entamée le 20 septembre, a annoncé à Marseille le secrétaire CGT du CE de la compagnie maritime publique, Bernard Marty. La veille, la rencontre entre les syndicats de marins et les ministres du Transport et de l'Economie sur l'avenir de la Société Nationale Corse Méditerranée, s'était achevée en soirée sur un nouveau constat de désaccord. Thierry Breton avait indiqué qu'il avait proposé de porter à 9% la part des salariés dans le capital de la SNCM.
"L'Etat doit revoir sa copie. Le compte n'y est pas", avait indiqué mercredi soir le secrétaire général des marins CGT de Marseille, Jean-Paul Israël. "Nous, on dit que l'Etat doit rester majoritaire", avait-il martelé, tout en glissant : "rien n'est réglé mais la porte n'est pas fermée". "Il n'y a pas de volonté politique de sauver la compagnie, on va continuer à se battre, il n'y a pas eu de vraie discussion", avait de son côté déclaré Bernard Marty, secrétaire CGT du Comité d'entreprise de la compagnie maritime publique. Jeudi matin, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a précisé que, selon lui, "le fait que des salariés deviennent potentiellement actionnaires d'une partie du capital de leur entreprise ne les protège en rien quant à leur statut de salarié et ne préserve en rien les activités de l'entreprise."
"Les petits copains"
Le secrétaire national de la branche marins du Syndicat des travailleurs corses (STC), Alain Mosconi, a répété quant à lui, sa proposition de transformer la SNCM en une compagnie régionale publique corse. "Il y a une volonté du gouvernement de privatiser et d'offrir aux petits copains la structure navale de la SNCM", a-t-il déclaré sur Radio Corsica Frequenza Mora (RCFM). "Nous, nous pensons que cette structure navale doit servir aux intérêts de la Corse, de son développement économique et social", a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Economie a proposé le tour de table suivant : "les deux partenaires - Butler Capital Partners (BCP) et Connex (Veolia) - acceptent de réduire chacun d'entre eux leur participation de 2%, de façon à ce que les personnels puissent bénéficier des 4% ainsi disponibles et passer leur participation de 5% à 9%". La répartition du capital serait la suivante : 38% BCP, 28% Connex, 25% Etat, 9% salariés", a précisé le ministre. La société serait dirigée par un directoire présidé par un membre de Connex, ainsi que par un conseil de surveillance de 14 membres : 4 représentant BCP, 3 Connex, 3 le gouvernement, 2 les salariés et 2 les actionnaires salariés.
Photo : montage. A gauche Dominique Perben et Thierry Breton, à droite Jean-Paul Israël, quelques minutes après la fin de la réunion de mercredi à Marseille - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...




