SNCM : Breton appelle à la reprise du travail

le 06 octobre 2005 à 11h20 , mis à jour le 06 octobre 2005 à 18h28

Les marins CGT de la SNCM ont rejeté jeudi les dernières propositions gouvernementales d'"une nouvelle répartition" du capital dans laquelle la part des salariés serait portée à 9%. "Insuffisant", juge le secrétaire général des marins CGT de Marseille, selon qui l'Etat doit "revoir sa copie".

SNCM © TF1

Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, a appelé "les salariés à la responsabilité" et invité "tout le monde à reprendre le travail", jeudi soir sur RTL. Les marins CGT de la SNCM ont rejeté jeudi les dernières propositions gouvernementales et décidé de poursuivre leur grève, entamée le 20 septembre, a annoncé à Marseille le secrétaire CGT du CE de la compagnie maritime publique, Bernard Marty.  La veille, la rencontre entre les syndicats de marins et les ministres du Transport et de l'Economie sur l'avenir de la Société Nationale Corse Méditerranée, s'était achevée en soirée sur un nouveau constat de désaccord. Thierry Breton avait indiqué qu'il avait proposé de porter à 9% la part des salariés dans le capital de la SNCM.


 "L'Etat doit revoir sa copie. Le compte n'y est pas", avait indiqué mercredi soir le secrétaire général des marins CGT de Marseille, Jean-Paul Israël. "Nous, on dit que l'Etat doit rester majoritaire", avait-il martelé, tout en glissant : "rien n'est réglé mais la porte n'est pas fermée". "Il n'y a pas de volonté politique de sauver la compagnie, on va continuer à se battre, il n'y a pas eu de vraie discussion", avait de son côté déclaré Bernard Marty, secrétaire CGT du Comité d'entreprise de la compagnie maritime publique. Jeudi matin, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a précisé que, selon lui, "le fait que des salariés deviennent potentiellement actionnaires d'une partie du capital de leur entreprise ne les protège en rien quant à leur statut de salarié et ne préserve en rien les activités de l'entreprise."


"Les petits copains" 


Le secrétaire national de la branche marins du Syndicat des travailleurs corses (STC), Alain Mosconi, a répété quant à lui, sa proposition de transformer la SNCM en une compagnie régionale publique corse. "Il y a une volonté du gouvernement de privatiser et d'offrir aux petits copains la structure navale de la SNCM", a-t-il déclaré sur Radio Corsica Frequenza Mora (RCFM). "Nous, nous pensons que cette structure navale doit servir aux intérêts de la Corse, de son développement économique et social", a-t-il ajouté.


Le ministre de l'Economie a proposé le tour de table suivant : "les deux partenaires - Butler Capital Partners (BCP) et Connex (Veolia) - acceptent de réduire chacun d'entre eux leur participation de 2%, de façon à ce que les personnels puissent bénéficier des 4% ainsi disponibles et passer leur participation de 5% à 9%". La répartition du capital serait la suivante : 38% BCP, 28% Connex, 25% Etat, 9% salariés", a précisé le ministre. La société serait dirigée par un directoire présidé par un membre de Connex, ainsi que par un conseil de surveillance de 14 membres : 4 représentant BCP, 3 Connex, 3 le gouvernement, 2 les salariés et 2 les actionnaires salariés.

Photo : montage. A gauche Dominique Perben et Thierry Breton, à droite Jean-Paul Israël, quelques minutes après la fin de la réunion de mercredi à Marseille - DR

le 06 octobre 2005 à 11:20
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

20 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • JeanClo, le 06/10/2005 à 17h27

    Les jusqu'au-boutistes de la CGT vont finir par obtenir le dépôt de bilan de la SNCM et la perte de tous les emplois... Réalisent-ils que nous,contribuables, en avons assez de payer pour sauver une entreprise qui n'est plus viable en l'état actuel ???

  • Leblanc, le 06/10/2005 à 16h55

    Suicidaire, ou .... "chronique d'une mort annoncée"

  • Pierre, le 06/10/2005 à 15h44

    Petit rappel au stc jusqu'a plus ample informé la SNCM appartient a tous les francais et non pas au seul habitants de la corse

  • Pito, le 06/10/2005 à 15h39

    Encore quelques jours de grève et de "négociations" et on y sera... dépôt de bilan... c quand même incoryable que des syndicats qui soit disant défendent les emplois, ne travaillent pas à un projet de reprise et sacrifient 2400 emplois plutôt que d'en sauver 2100 avec ce projet... Le problème de part majoritaire de l'état est un faux problème : s'agissant d'un secteur concurrentiel, l'état n'a pas le DROIT d'injecter de l'argent... c de la concurrence déloyale vis à vis des sociétés privées... Une dernière question : comment se fait-il que ces sociétés privées soient rentables?........ et qu'on ne me réponde pas qu'on y respecte pas le droit des travailleurs... on entend rarement râler ces même travailleurs... A quand une action sydicale intelligente et constructive??...

  • Alex, le 06/10/2005 à 15h17

    Poursuivez, poursuivez... si pour une fois le gouvernement OSE (ce qui serait étonnant) vous mettre au pieds du mur il vous montreras comment vous avez coulé vous même votre société par ... allez, continuez à faire la grêve ! Mettez vous même votre société en liquidation puis faillite messieurs les syndicalistes.

  • Boisson, le 06/10/2005 à 14h57

    Pour conserver des privilèges et de l'immobilisme à 2000 marins, ils mettent en péril plusieurs centaines d'entreprises de Corse et 20000 emplois! maic celà a déjà été identique pour le France.......

  • Jean-Pierre, le 06/10/2005 à 12h56

    Une société de transport maritime qui va couler parceque ses employés veulent rester sur la grève. Cela devient presque poétique.

  • Cédric, le 06/10/2005 à 12h50

    Et bien, ils vont tous finir au chomage. Ils pourront remercier ensuite ces syndicats qui oeuvrent pour détruire au lieu de construire.

  • Moimeme, le 06/10/2005 à 12h39

    Il vaut mieux pour la france payer pour sauver une entreprise et des emplois la paix sociale n'a pas de prix

  • Moimeme, le 06/10/2005 à 12h36

    La greve continue. ils ont raison la france doirt soutenir la sncm et les emplois ca coute ce que ca coute mais la paix sociale a un prix

Lire tous les commentaires

      logAudience