© LCIAlors que le conflit à la SNCM est entré ce lundi dans sa troisième semaine, les ministres de l'Economie et des Transports se sont déplacés à Marseille, pour rencontrer les syndicats de la compagnie et leur présenter le plan de sauvetage du gouvernement. Invité dimanche soir du 20 heures de TF1, Thierry Breton s'était dit prêt à répondre "à toutes les questions" que pourraient poser les syndicats, "en toute transparence". Finalement, la rencontre de ce lundi, qui s'est achevée vers 15h15, aura permis de renouer le contact, mais pas de répondre à toutes les inquiétudes - et une nouvelle rencontre est prévue mercredi.
Thierry Breton a expliqué s'être engagé, avec Dominique Perben, à répondre ce jour-là, à 15 heures, à une liste de 16 questions posées par les syndicats. "Ils n'ont pas été en mesure d'apporter les réponses tout de suite et ils nous ont proposé de nous rencontrer à nouveau mercredi", a confirmé Jean-Paul Israël, secrétaire général de la CGT-marins de Marseille, estimant que les positions des protagonistes sur le montage financier de la reprise de la SNCM étaient pour l'heure inchangées. "L'Etat reste sur ses positions (proposant de conserver 25% du capital de la SNCM, ndlr). Nous, on reste sur nos positions (participation majoritaire de l'Etat, ndlr). Il n'y a pas de solution, nous avons prévu de nous rencontrer à nouveau", a déclaré pour sa part Alain Mosconi, secrétaire national des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC).
Un montage financier jugé inacceptable par les syndicats
Les syndicats, en grève depuis le 20 septembre pour exiger que l'Etat reste majoritaire dans le capital de la SNCM, avaient jugé inacceptable jeudi un nouveau montage financier prévoyant que l'Etat conserverait 25% du capital tandis que ses salariés se verraient octroyer 5%. Deux repreneurs, le fonds d'investissement Butler Capital Partners et Connex, filiale transport du groupe Véolia, prendraient respectivement 40 et 30%.
Parallèlement à ce conflit de la SNCM, le port de Marseille était toujours bloqué lundi, pour la septième journée consécutive, en raison d'une grève de la CGT des personnels du port. Les dockers, qui ont rejoint le mouvement samedi pour protester contre le déblocage par les forces de l'ordre des accès aux terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et de Lavéra, ont annoncé leur intention de rester sur place tant que les forces de police y seront. Les ports de l'île de Beauté sont en revanche débloqués. Samedi à l'aube, les forces de l'ordre avaient "libéré" celui d'Ajaccio et dimanche, le Syndicat des travailleurs corses (STC, nationaliste) a levé son blocus dans toute l'île, jusqu'à mardi, journée nationale d'actions syndicales. Les quelque 15.000 touristes en souffrance ont pu commencer à quitter la Corse dès samedi soir, et les derniers départs devaient s'échelonner dans la journée de lundi.
Photo d'ouverture : Thierry Breton et Dominique Perben lundi à Marseille - DR
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