© TF1Depuis le début de la grève, le 20 septembre, qui paralyse la SNCM et l'économie corse, le Syndicat des Travailleurs Corses (STC) et les élus nationalistes à l'Assemblée de Corse ont ravivé l'idée de mettre à flots une compagnie publique régionale. Mais vendredi, l'exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse et les présidents de toutes les chambres consulaires de l'île ont envoyé le projet par le fond.
"Ne peuvent être envisagées ni l'entrée de la CTC au capital de la compagnie, ni la création d'une nouvelle compagnie financée sur fonds publics", ont déclaré à la presse les présidents de l'exécutif de la CTC et de l'Assemblée de Corse ainsi que ceux des chambres de Commerce et d'Industrie, des Métiers et d'Agriculture, à l'issue d'une réunion de deux heures à la CTC, à Ajaccio.
Les syndicats contre un CE
La STC rêvait d'une SNCM cédée, en tout ou partie, pourquoi pas à l'euro symbolique, à la CTC et aux autres collectivités territoriales ainsi qu'aux différentes organisations professionnelles. Jeudi, le leader des marins grévistes du STC, Alain Mosconi, avait assuré multiplier les contacts pour ébaucher les statuts d'une telle compagnie, demandant au gouvernement de "surseoir" à la privatisation de la SNCM, le temps qu'un projet "concret", réunissant le plus grand nombre de responsables socio-économiques de l'île, soit élaboré.
Les salariés grévistes de la SNCM sont opposés à la convocation d'un comité d'entreprise (CE) sur l'avenir de la société, lundi, après le conseil d'administration prévu le même jour, a-t-on appris vendredi auprès du secrétaire du CE, Bernard Marty (CGT). "Je ne signerai pas la convocation de ce CE", a déclaré M. Marty en indiquant avoir reçu, dans la matinée à son domicile, une lettre d'huissier lui demandant d'accepter la tenue d'une telle séance. "Nous ne voulons parler qu'aux responsables de l'Etat et des ministères", a affirmé M. Marty.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




