© DREn tant que chef d'entreprise...
• Quel est votre principal trait de caractère ?
L'impatience.
• Votre principal défaut ?
Je manque de diplomatie.
• Votre principale qualité ?
Je sais déléguer. Rien ne me rend plus fière que lorsqu'un collaborateur est meilleur que moi.
• Le préjugé auquel vous aimeriez tordre le cou.
" Le chef d'entreprise a le pouvoir de créer de l'emploi en France et il vire par plaisir ".
• Quel est le détail qui vous charme lors d'un entretien d'embauche ?
Le regard, l'envie de convaincre. Je ne suis pas prête d'avoir des CV aveugles ! (cf la proposition de CV anonyme pour lutter contre les discriminations, ndlr)
• Le détail qui tue ?
Qu'on me mette en compétition. J'ai eu une fois une fois une caricature de tout ce qu'il ne faut pas faire avec un candidat qui m'a demandé ce que j'allais faire pour le convaincre de venir dans ma boîte. Je lui ai montré la porte.
• Quelle entreprise française rêveriez-vous de diriger ?
L'entreprise française que j'admire le plus, c'est Essilor. Mais si je devais diriger une entreprise, ce serait un journal. J'aime beaucoup Le Parisien. Ou bien une maison d'éditions.
• Quel patron existant ou ayant existé auriez-vous aimé être ?
Je n'ai absolument pas de héros parmi les patrons. J'adorerais avoir de l'admiration pour des patrons charismatiques mais je n'en vois pas des tonnes. Pas en France en tout cas. Il y a eu Bernard Tapie mais ça a mal tourné. Les grands patrons français silencieux, c'est désolant.
• Vous préférez un week-end avec Laurence Parisot ou un dîner avec Bernard Thibault ?
Un déjeuner avec Denis Gaultier Savagnac, (président de l'Union des industries métallurgiques et minières, UIMM, ndlr), un grand patron.
• Quelle est la revendication syndicale qui trouve le plus grâce à vos yeux ?
Accorder le chômage aux créateurs d'entreprise qui échouent. J'ai autour de moi des gens qui ont tout risqué et qui, après s'être plantés, se retrouvent sans compte en banque, sans chéquier et sans rien.
• Et celle qui vous donne de l'urticaire ?
Depuis les 35h j'ai réussi à guérir de mon eczéma. La dernière crise d'urticaire c'était pour la SNCM.
• Le discours politique que vous soutiendrez en 2007 ?
Je soutiendrai le discours qui dira " on va faire ça parce que l'on n'a pas essayé ".
• Y a-t-il un homme pour le porter ?
N'aura ma voix que celui qui n'aura pas attendu deux ans pour faire bouger les choses.
• Qu'est-ce qui vous séduit le plus : un poste dans un ministère ou un mandat au Medef ?
La présidence du Medef.
• Le métier manuel que vous auriez pu exercer ?
Métier manuel, je ne vois pas mais j'aurais pu être vendeuse sur un marché.
• La qualité professionnelle que vous aimeriez transmettre à vos enfants ?
Etre fonceur.
• Le métier que vous n'aimeriez pas qu'ils fassent ?
Je ne serais pas emballée qu'ils soient aux 35 heures dans la fonction publique.
• Si le paradis de l'entreprise existe, comment est-il ?
D'abord, il n'y a pas de paradis de l'entreprise sur terre. Mais, pour moi, ce serait une boîte où les gens s'aiment bien et sont contents d'aller bosser.
• Aimez sa boîte (slogan de la fête de l'entreprise), c'est indispensable ?
Non mais si tous les matins vous allez bosser en disant je déteste cet endroit, c'est embêtant. Alors, on peut l'aimer plus ou moins mais dans "aimer sa boîte", il y a "être en accord avec soi-même". 85% des patrons pensent être aimés, et 98% pensent que c'est important d'être aimés. On est loin du " on n'est pas là pour être aimés " du Medef.
*Sophie de Menthon est la présidente du mouvement patronal Ethic (Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance
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