© DRLe PDG de Hewlett-Packard France, Patrick Starck, a proposé mercredi de renégocier l'accord sur la réduction du temps de travail (RTT) pour permettre de "minimiser" les 1.240 suppressions d'emplois prévues en France dans le cadre d'un plan de restructuration du groupe américain.
Il a estimé que l'accord RTT, signé en 1999, était un "désavantage compétitif". "Par la renégociation de cet accord, nous serons à même d'ouvrir des postes", a indiqué le PDG. "Je parle d'un nombre de postes significatif, cela ne se chiffre pas en dizaines de postes", a-t-il précisé.
"Je trouverais stupide de laisser partir des collaborateurs pour en réembaucher après. La direction est prête à considérer l'ouverture de ces postes de façon simultanée au plan social", a ajouté le PDG, qui s'exprimait lors d'un point presse à Lyon consacré aux perspectives de développement de HP dans la région Rhône-Alpes, dans le cadre d'un tour de France prévu avant l'annonce du plan de restructuration.
La France est proportionnellement la plus touchée par les quelque 6.000 suppressions d'emplois prévues d'ici 2008 en Europe, avec la disparition du quart des 4.800 postes que compte le groupe dans l'hexagone. Le site de Grenoble-Eybens, berceau de HP en Europe, pourrait perdre de 500 à 600 emplois, sur un total de 2.100 salariés. Celui de l'Isle d'Abeau (Isère), qui compte aujourd'hui 310 salariés, pourrait voir ses effectifs réduits de moitié, selon les syndicats.
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