Borloo défend son plan de cohésion sociale

le 06 novembre 2005 à 20h47 , mis à jour le 06 novembre 2005 à 21h26

Jean-Louis Borloo Borloo a indiqué dimanche sur Europe 1 qu'il allait accentuer la "diversité" du recrutement dans la fonction publique, en faveur des jeunes issus de l'immigration. Sont également prévues des "opérations lourdes" dans les agences de l'ANPE en direction des quartiers sensibles.

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Jean-Louis Borloo a confirmé dimanche qu'il allait prendre plusieurs mesures pour accélérer ses plans de cohésion sociale et de rénovation urbaine après une dixième nuit de violence dans les banlieues françaises.

Rappelant que Dominique de Villepin lui avait demandé d'accélérer son train de mesures, le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale a indiqué sur Europe 1 qu'il allait accentuer la "diversité" du recrutement dans la fonction publique, en faveur des jeunes issus de l'immigration. Il a souhaité par ailleurs mettre en place des "opérations lourdes" dans les agences de l'ANPE en direction de des quartiers sensibles "afin que ces jeunes soient reçus un par un".

"Il faut qu'on parle de ces quartiers comme des quartiers d'avenir"

"Il y a un bouillonnement, une vie dans ces quartiers, ce sont les endroits où il y a le plus d'énergie dans notre pays", a déclaré Jean-Louis Borloo au sujet des banlieues touchées par les violences. "Il faut qu'on parle de ces quartiers comme des quartiers d'avenir", a-t-il ajouté. "Il y a déjà des quartiers qui ont changé" grâce au plan de rénovation urbaine, a indiqué le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, précisant qu'il bénéficiait de 30 milliards d'euros pour ce plan. Admettant qu'il était "inquiet" au sujet des violences, Jean-Louis Borloo a reconnu que son plan de rénovation urbaine arrivait "cinq, sept ou dix ans trop tard".

Par ailleurs, le ministre, qui n'a pas assisté dimanche au Conseil de sécurité convoqué par Jacques Chirac, a déclaré qu'il souhaitait "en accord avec le chef de l'Etat", exprimer "un certain nombre de messages dépassant la sécurité". "La première chose que je demande, quoi qu'ils en pensent, aux parents, c'est de garder leurs jeunes ou très jeunes chez eux dans les moments présents, c'est un appel très fort que je leur lance", a-t-il indiqué. Il a estimé que l'émotion du gouvernement au sujet du jet d'une grenade contre une mosquée de Clichy-sous-Bois le 30 octobre n'avait pas été "immédiatement entendue ou exprimée publiquement". "Je le redis ici au nom du gouvernement, c'est inacceptable", a-t-il martelé. Le ministre de l'Emploi a enfin insisté sur la transparence totale voulu par le gouvernement dans cette affaire comme dans celle des adolescents électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois.

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Photo d'ouverture : Le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo - archives

le 06 novembre 2005 à 20:47
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