© DRComment expliquez-vous que les Français souhaitent restreindre leurs dépenses de Noël cette année ?
Les Français interrogés jugent négatif l'environnement économique et politique en France. Selon eux, la politique économique menée est mauvaise. Or, il existe une corrélation entre santé morale et économique du pays et intentions d'achat . Plusieurs facteurs expliquent cette morosité : le non au référendum sur la constitution européenne qui, selon les personnes interrogées, témoigne de la mauvaise santé de l'Europe. Ils n'ont donc plus confiance dans l'Europe ni dans la politique économique de la France. Les Français sont aussi pessimistes par rapport à leur propre situation économique : seulement 44% d'entres eux parient sur une stabilité ou une amélioration de leur situation financière alors que la moyenne européenne est à 58%. Ils ne sont pas très optimistes non plus sur la sécurité de l'emploi. Seuls 50% estiment en bénéficier. Les Français n'étant ni confiant sur l'avenir de leur pays ni sur le leur, ils dépensent moins.
Vous avez noté des écarts sensibles entre les pays européens, comment l'expliquez-vous ?
Les pays qui vont bien économiquement sont aussi ceux où les gens vont dépenser plus à Noël. L'Irlande et l'Espagne se portant bien, les intentions d'achats sont en hausse de respectivement 8% et 6%. L'Allemagne et L'Italie qui connaissent de mauvaises situations économiques ont des intentions d'achats en baisse de 9% et 6%. L'optimisme lié aux achats de Noël est lié à la situation économique. D'ailleurs, jusqu'en 2002, en France, les intentions de dépenses étaient en hausse car le pays était en période de croissance. Depuis, elles sont en baisse.
Quelles sont les dépenses qui vont être sacrifiées ?
En priorité, les décorations de Noël pour 93% des gens interrogés. La maison sera décorée mais il est facile d'utiliser les décorations de l'année passée. Il n'y a pas de mode ! En revanche, les cadeaux des enfants restent la priorité, c'est la vraie tradition de Noël. Mais, en France, les parents sont de plus en plus perplexes sur le choix des cadeaux : seuls 48% déclarent connaître les souhaits des enfants. A force d'être orientée sur les enfants, la publicité pour les jouets a oublié les parents et ceux-ci ne savent plus ce qui est d'actualité. De plus, ils hésitent entre jouet éducatif et jouet purement ludique réclamé par l'enfant. Ils souhaitent également que le jouet soit éthique, qu'il n'ait pas été fabriqué par des enfants et c'est pour cela qu'ils se tournent vers les jouets traditionnels fabriqués dans l'Union européenne.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




