© AFPMauvaise nouvelle sur le front de l'emploi en Allemagne. Le numéro un européen des télécommunications a annoncé mercredi qu'il allait se séparer de 32 000 collaborateurs en trois ans après avoir déjà supprimé 100.000 emplois ces dix dernières années. Un moratoire conclu avec les syndicats interdisait toute suppression de poste jusqu'à fin 2005. "Les changements mondiaux de la branche, l'évolution technologique très rapide et la concurrence sévère dans la téléphonie fixe et le haut débit placent la société devant des défis accrus", se justifie Kai-Uwe Ricke, le patron de Deutsche Telekom.
La restructuration va coûter au groupe 3,3 milliards d'euros sur trois ans. Dans le détail, la téléphonie fixe (T-Com) va perdre 20.000 emplois, les services informatiques (T-Systems) 5.500 et l'administration du groupe 1.500. Si la construction d'un réseau à fibre optique, prévue pour les années à venir, ne se faisait pas, ce seraient 5.000 emplois supplémentaires qui seraient supprimés, précise le groupe de Bonn.
Automne noir en Allemagne
Selon la société, il n'y aura pas de licenciements secs jusqu'à 2008, et le bilan net des suppressions d'emplois sera de 19.000, en prenant en compte les départs vers une société de reclassement et 6.000 créations d'emplois dans d'autres secteurs d'activité. Une partie des salariés de la société sont toujours fonctionnaires et Deutsche Telekom envisage de les mettre en retraite anticipée au terme de "discussions avec l'Etat". C'est la téléphonie mobile, principalement aux Etats-Unis, qui tire la croissance des bénéfices du groupe.
Après Siemens et DaimlerChrysler, Deutsche Telekom est la troisième grande entreprise allemande à annoncer des coupes sombres dans son personnel depuis les élections de septembre.
Photo : cabine téléphonique en Allemagne
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