
A mi-parcours de l'opération d'ouverture de capital d'EDF, le placement des titres "se passe très bien du côté des particuliers", a confié à l'AFP une source bancaire. "Ils achètent EDF sur la base de sa réputation, de son nom", a-t-il ajouté. Selon la direction d'EDF, les deux numéros de téléphone dédiés aux salariés et au grand public intéressés par l'achat de titres, "connaissent un vif succès".
En revanche, "cela se passe de manière encore un peu hésitante du côté des investisseurs, qui ont besoin de réfléchir sur ce qu'est EDF. Pour eux, c'est un dossier relativement compliqué", selon la source. "Le livre d'ordres commence à se remplir", a assuré ce banquier, qui s'est borné à indiquer que "tous les grands institutionnels" (banques, assurances, fonds) s'étaient déclarés intéressés.
Trop cher ?
En raison d'un calendrier "serré", "la phase d'éducation et de contact avec les investisseurs a été mélangée avec la période de placement", a expliqué une seconde source bancaire. En conséquence, les investisseurs qui avaient déjà étudié le dossier ont réservé des titres, alors que "les autres sont en train de finir de se faire une religion", a-t-elle dit.
"Il y a moins d'intérêt de la part de nos clients (des particuliers) que pour Gaz de France", a indiqué de son côté un gérant chez Cholet Dupont, estimant que "la fourchette de prix est un peu élevée". GDF a attiré trois millions de particuliers et l'Etat en attend quatre millions pour EDF. Pour les analystes également, les fourchettes de prix proposées (28,50 à 33,10 euros pour les particuliers et 29,50 à 34,10 euros pour les institutionnels) sont élevées au vu de l'endettement colossal du groupe (19,1 milliards d'euros) et de dividendes parcimonieux. Un taux d'endettement supérieur à la moyenne du secteur européen pourrait handicaper EDF dans sa politique d'acquisitions d'envergure, selon lui.
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