
Bernard Brunhes, le médiateur désigné par le gouvernement afin de débloquer le conflit social à la Régie des transports de Marseille (RTM), entré dans son 30e jour mercredi, a estimé la veille avoir entrevu une solution qui soit acceptable par les deux parties. "Il faut qu'il se passe quelque chose dans les deux jours qui viennent", a-t-il déclaré, au lendemain de ses rencontres avec les syndicats de la RTM et le maire de Marseille et président de la communauté urbaine, l'UMP Jean-Claude Gaudin.
Interrogé pour savoir s'il avait entrevu une solution acceptable par les deux parties, M. Brunhes, ancien conseiller social du Premier ministre de 1981 à 1983 et spécialiste des médiations sociales, a répondu: "oui".
Rentrée des classes
Les salariés de la RTM s'opposent à la délégation de service public (DSP) choisie comme mode d'exploitation des deux futures lignes de tramway de la ville par la communauté urbaine. Ils assimilent celle-ci à un début de privatisation du réseau de transport urbain. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, conteste cette interprétation et refuse de transiger sur la DSP pour laquelle la RTM associée à Connex (Veolia) est la seule candidate déclarée.
M. Brunhes a estimé qu'il fallait "sortir du slogan: 'je veux une DSP, je ne veux pas de DSP'" afin de discuter sur les problèmes qui se cachent derrière ces positions. Le médiateur remettra ses propositions mercredi matin à M. Gaudin et mercredi après-midi à l'intersyndicale. Ces derniers devront alors décider s'ils acceptent de négocier sur cette base. "Le temps est serré", a rappelé M. Brunhes en évoquant la rentrée des classes, jeudi. Il a cependant estimé qu'il faudrait laisser du temps pour les négociations si les parties acceptent une ouverture.
Le service de substitution, mis en place par la mairie de Marseille depuis le début de la semaine dernière, doit reprendre mercredi matin après une suspension la veille.
D'après AFP
(Image LCI Bernard Brunhes)
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