La réforme fiscale au menu des députés

le 16 novembre 2005 à 07h57 , mis à jour le 16 novembre 2005 à 21h01

Le gouvernement a présenté mercredi à l'Assemblée nationale sa réforme fiscale qui, si elle est adoptée, sera effective en 2007 pour les contribuables. Dans le contexte actuel, l'opposition et l'UDF soulignent que l'argent de la réforme serait plus utile dans les banlieues.

villepin et breton conference de presse 24 octobre 2005

Bouclier fiscal, réduction du nombre de tranches du barème de l'impôt, niches fiscales : les députés s'attaquaient mercredi à la réforme fiscale, mesure phare du budget 2006. Loin de faire l'unanimité, la réforme arrive en plus dans un contexte de crise qui la rend plus difficile à assumer politiquement pour la majorité et le gouvernement. L'UDF et la gauche soulignent en effet à loisir que l'argent consacré à cette réforme serait peut-être plus utile dans les banlieues.

"Qui ne voit que" ces milliards d'euros "distribués gracieusement aux ménages les plus favorisés pourraient servir immédiatement à la création d'un fonds d'indemnisation des victimes", s'est interrogé mardi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, lors du débat sur la prorogation de l'état d'urgence mardi soir. "Allez-vous retirer cette réforme fiscale aussi dangereuse qu'injuste ?", a lancé Augustin Bonrepaux (PS) lors des questions au gouvernement. Mais la majorité tient bon et continue à défendre sa réforme en affirmant que près de 75% des moyens dégagés le sont au bénéfice des classes moyennes et modestes. "Il faut sortir de l'idéologie", a répondu le ministre du Budget Jean-François Copé à Augustin Bonrepaux. "Toutes les dispositions de ce budget répondent à la double priorité du gouvernement : l'emploi et le pouvoir d'achat", a assuré de son côté le président du groupe UMP, Bernard Accoyer.

La réforme, qui s'appliquera en 2007 sur les revenus 2006, plafonne les impôts à 60% des revenus, porte de 6 à 4 le nombre de tranches d'impôts sur le revenu en y intégrant l'abattement forfaitaire de 20%, et plafonne à 8.000 euros les allègements fiscaux, plus 1.000 euros par personne à charge. Une réforme de la taxe professionnelle est aussi prévue avec un plafonnement à 3,5% de la valeur ajoutée.

(Photo : Dominique de Villepin et son ministre de l'Economie Thierry Breton - Archives)

le 16 novembre 2005 à 07:57
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2 Commentaires

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  • Moimeme, le 16/11/2005 à 17h42

    Une reforme qui profitera a la france du haut mais la france du bas qui s'en soucie?

  • Georges, le 16/11/2005 à 10h01

    C'est vrai quoi, si tous le monde payait des impots, tous le monde pourrait profiter de la réduction.

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