RER B : arrêt de travail après des violences

le 04 novembre 2005 à 11h32 , mis à jour le 04 novembre 2005 à 11h40

Moins d'un train sur quatre circule ce matin dans la banlieue nord de Paris, après l'agression d'un conducteur dans la nuit de mercredi à jeudi. "Les conducteurs font jouer leur droit de retrait", affirme la direction.

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La circulation des trains était toujours très perturbée vendredi matin sur la ligne B du RER en raison d'un mouvement des conducteurs lié aux incidents en gare de Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), avec seulement "un train sur quatre", selon la SNCF.

Ce mouvement social, qui affecte la partie de la ligne se situant entre Paris Nord aéroport de Roissy et Mitry, "n'est pas une grève, mais d au fait que les conducteurs font jouer leur droit de retrait", a précisé la direction régionale de Paris Nord interrogée par l'AFP. Ce droit autorise les agents de conduite à ne pas prendre leur service "s'ils ne se sentent pas en sécurité dans leur train", a-t-elle expliqué. "On ne compte qu'un train sur quatre. L'interconnection en gare du Nord est interrompue", a-t-on ajouté de même source. "Des négociations sont en cours avec les organisations syndicales pour essayer de rétablir un trafic normal et faire en sorte que les agents soient en sécurité dans leur trains et que les trains roulent", a indiqué le porte-parole.

Jeudi soir, la SNCF avait mis en place un dispositif de sécurité sur cette ligne après l'agression mercredi soir, vers 23h00 en gare de Blanc-Mesnil, de voyageurs et d'agents de conduite "assaillis par une trentaine de jeunes qui ont caillassé la rame, actionné de nombreux signaux d'alarme et volé les effets personnels de plusieurs voyageurs". Tous les trains de la ligne B du RER, sur la partie nord exploitée par la SNCF, ont ainsi été accompagnés dans la soirée par des agents de police ou des agents de la surveillance générale de la SNCF, selon la SNCF. Mais vendredi matin, à la prise de service des conducteurs de 4H00 du matin, plusieurs d'entre eux ont fait jouer leur "droit de retrait" et n'ont pas voulu prendre leur service, a-t-on expliqué à la SNCF, qui a tenu une réunion de crise tôt vendredi matin.

le 04 novembre 2005 à 11:32
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