
Le retour à la normale se confirmait ce jeudi à la SNCF excepté en Champagne-Ardennes et aucune perturbation n'était à signaler à la RATP, selon les directions. Seules quelques perturbations sont attendues dans la circulation des TER en Champagne-Ardennes, principalement à Charleville-Mézières. Concernant Paris et sa région, tout est normal sur l'ensemble du réseau de la RATP conformément aux prévisions de la veille.
A la SNCF, les premiers à voter la reprise du travail, dans une ambiance "d'amertume", ont été mercredi les cheminots de la Gare de Lyon, suivis dans la foulée par ceux des régions de Bourgogne, Auvergne, Bretagne, etc. Seules quelques "poches de résistance" se sont manifestées à Limoges, Reims ou dans la région de Nantes et des Ardennes. La SNCF avait fait état d'un taux de grévistes de 10%, soit une chute de plus de moitié par rapport à mardi (22,8% mais autour de 30% selon la CGT-cheminots).
"Sortir du bois"
"En terme d'image", le mouvement, selon Louis Gallois, "aura fait du mal à l'entreprise et particulièrement au fret". Selon le président de la SNCF, la grève de mardi a "coûté entre 20 et 30 millions d'euros" à l'entreprise et '"un ou deux clients" du fret ont annoncé quitter la SNCF. Le secrétaire général de la CGT-cheminots, s'est réjoui de l'impact de la grève: "le gouvernement a été obligé de sortir du bois, comme Jacques Chirac, et je ne fais pas la fine bouche quand il annonce que la SNCF est et restera publique", a-t-il déclaré. Et de souligner que la grève avait permis d'ouvrir "de véritables négociations".
Des appels très peu suivis
Mardi, Louis Gallois avait annoncé l'ouverture de discussions sur le travail de nuit des agents de conduite, 700 recrutements plus 200 dans le service client, une prime de 120 euros, la hausse des rémunérations de 0,3% au 1er janvier et la réintégration dans le giron de la SNCF de l'activité iDTGV.
A la RATP, la grève a tourné court dès les premières heures, en dépit de l'appel à la grève de la CGT. Seules les lignes 6, le matin, et 2 et 9, en fin d'après-midi, ont connu de "légères perturbations" mercredi, selon un porte-parole. L'appel de SUD, pour jeudi, s'annonçait sans effet. La CGT a déposé un nouveau préavis pour vendredi. Dans la matinée de mercredi, 500 agents se sont rassemblés au siège de la RATP pour dire leur "opposition" au projet de réforme du financement du régime de retraite de la régie, qui doit être adossé au régime général.
La grève a coûté entre 20 et 30 millions d'euros |
Louis Gallois a estimé que la grève de mardi a "coûté entre 20 et 30 millions d'euros" à l'entreprise et qu'"un ou deux clients" du fret ont annoncé quitter la SNCF, après ce sixième conflit national depuis le début de l'année. "Nous avons eu un ou deux clients du fret qui nous ont dit qu'ils allaient nous quitter" après ce nouveau conflit, le sixième sur l'ensemble du réseau en 2005, a indiqué le président de la SNCF. Revenant sur la crise des banlieues, le président de la SNCF a réaffirmé que la SNCF se "fixait comme objectif 15% de recrutements dans ces quartiers difficiles en 2006".
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