RTM : la CGT dénonce un service minimum déguisé

le 20 novembre 2005 à 20h44 , mis à jour le 21 novembre 2005 à 18h47

L'un des quatre dépôts de la Régie des transports de Marseille a voté lundi matin à main levée la reprise du travail, alors que les trois autres poursuivent le mouvement. Le conflit entre dans son 43e jour de grève.

RTM marseille syndicats

La CGT a demandé lundi au juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille d'interdire à la direction de la Régie des transports de Marseille (RTM) d'embaucher des personnels en contrat à durée déterminée (CDD) pendant la grève, dénonçant un "service minimum illégal". Le juge des référés rendra son ordonnance mardi à midi. L'embauche la semaine dernière de 42 CDD pour remplacer des personnes malades constitue "un abus de droit caractérisé", a déclaré l'avocat de la CGT, Jean-Marc Montanaro.

Cette demande intervient alors que le front syndical fait face à une fissure de son unité. Après 42 jours de grève, l'un des quatre dépôts de la Régie des transports de Marseille a voté lundi matin à main levée la reprise du travail. "Dans le dépôt de La Rose (nord-est de la ville), à partir de maintenant les bus commencent à circuler", a déclaré le secrétaire général FO de la RTM Alain Requena, précisant que les chauffeurs avaient voté à environ 75% pour la reprise du travail. Dans les trois autres dépôts, les traminots marseillais ont en revanche reconduit la grève qu'ils ont entamée le 4 octobre, votant aussi à main levée à la quasi unanimité.

FO et l'Unsa claquent la porte

Dimanche soir, l'unité syndicale avait volé en éclat. Lors d'une réunion visant à examiner un projet de texte final remis par la direction et devant synthétiser les résultats des négociations de samedi, les syndicats FO et UNSA avaient claqué la porte suite au refus des autres syndicats, majoritaires, de reprendre le travail. "Le texte n'est certes pas hyper satisfaisant, mais c'était une porte de sortie qu'il fallait saisir", a déclaré Alain Réquena de FO.

Les autres syndicats largement majoritaires, dont la CGT et la CFDT estiment  qu'ils n'ont toujours "pas eu de réponse sur l'unicité de la RTM", a déclaré Alain Vercellone (CGT), stigmatisant de façon sous-jacente la Délégation de service public (DSP) choisie par la Communauté urbaine comme mode d'exploitation du  futur tramway et qui prévoit une association entre la RTM et la société privé Connex.

le 20 novembre 2005 à 20:44
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience