© AFPLe ministre des Transports a demandé vendredi soir "à chacun de faire un ultime effort" pour éviter la grève à la SNCF. "Après une journée de discussion, Dominique Perben constate que la SNCF et les syndicats de cheminots n'ont jamais été aussi proches d'un accord", indiqué le document, aussi "le ministre demande ce soir à chacun de faire un ultime effort afin que cette grève n'ait pas lieu ou qu'elle entraîne le minimum de désagrément pour les usagers dans leur vie quotidienne". Le ministre rappelle enfin que, "outre la gêne extrême entraînée pour les usagers, cette grève ferait perdre près de 20 millions d'euros à l'entreprise publique".
Quatre fédérations de cheminots -CGT, SUD Rail, FO et Fgaac- ont confirmé vendredi leur mot d'ordre de grève illimitée et reconductible par 24 heures dès lundi (20h00) à la SNCF, malgré près de quinze heures de discussions et cinq réunions avec la direction.
"Dans le bon sens"
Le président de la SNCF Louis Gallois a tenu à réaffirmer vendredi que les négociations avec les cheminots pouvaient "durer jusqu'à la dernière minute". "Il n'y a pas d'autre réunion prévue mais nous sommes disponibles", a-t-il assuré. Louis Gallois a affirmé que "l'impression que les choses ne bougent pas est fausse". "Nous avons fait à nouveau quelques propositions jeudi, lors des réunions avec la CGT, Sud Rail et FO d'un côté et avec la Fgaac de l'autre, tout en reprenant les propositions de lundi", a-t-il ajouté. La CGT, SUD rail et FO avait qualifié de"réunion pour rien" l'entrevue de jeudi matin, tout en assurant rester ouverts à la discussion. William La Rocca, le secrétaire général de la Fgaac, a déclaré pour sa part jeudi soir que les discussions avec la direction allaient "dans le bon sens". La fédération doit décider ce vendredi de lever ou non son préavis.
Louis Gallois a prévenu que "cette grève, si elle devait durer, pourrait porter un coup lourd au fret, dont l'hémorragie financière est jugulée mais la situation encore fragile." Il a rappelé que le fret ne recevrait une troisième tranche d'aide publique de 500 millions d 'euros que si ses résultats 2005 correspondaient aux objectifs du plan de redressement approuvé par Bruxelles. Les quatre fédérations de cheminots en cause ont énoncé quinze revendications touchant à l'emploi, aux salaires, aux missions de service public et s'inquiétant d'une "privatisation rampante" de la SNCF. D'après AFP
(Dominique Perben/archives/DR)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





