Les stagiaires sont en colère

Par Par A.Ga. (avec AFP), le 01 novembre 2005 à 12h45 , mis à jour le 23 novembre 2005 à 20h54

Le mouvement "Génération précaire" dénonce l'utilisation abusive de stagiaires dans les entreprises. Ils ont manifesté mardi à Paris et appellent à une mobilisation tout le mois de novembre.

stagiaires en colère

Ils s'estiment victimes d'abus de la part de certaines entreprises. Et tiennent à alerter l'opinion publique sur leur situation qualifiée de "précaire". Sous la houlette de Mouvement Génération précaire, des stagiaires en entreprises lancent mardi un mois de mobilisation pour réclamer une réforme de leur statut.

Une "manifestation-happening" de stagiaires habillés de noir et le visage masqué de blanc a eu lieu mardi après-midi à Paris. Ce "jour de grève un peu loufoque", dit le communiqué, sera suivi par des actions tout au long du mois de novembre. Distribution de tracts, organisation de flash-mobs...De quoi permettre aux stagiaires de s'exprimer. Point d'orgue de ce "ras-le-bol" une "grève générale au niveau national" le jeudi 24 novembre.

"Concurrence déloyale avec les salariés"

Génération précaire avait déjà participé à la manifestation parisienne du 4 octobre pour l'emploi et le pouvoir d'achat. Une vingtaine de stagiaires avaient pris place dans le défilé suite à l'appel lancé sur le blog www.generation-precaire.org. Après les témoignages ont fleuri, le mouvement s'est nourri d'avis de stagiaires mécontents. "Le mouvement grandit de jour en jour", affirme le communiqué.

Le mouvement dénonce une "banalisation des stages", créant une "concurrence déloyale avec les salariés". Il déplore également un manque d'encadrement des stagiaires, de très faibles rémunérations et des qualifications parfois dévalorisées par des "stages photocopieuse". Génération précaire demande un "statut" garantissant notamment une rémunération, un suivi pédagogique et une limitation de la durée et du nombre des stages. "Depuis 2003, des pratiques malsaines se développent. Un nombre conséquent d'entreprises profitent du manque de débouchés pour de moins en moins rémunérer les stagiaires tout en leur demandant d'être aussi productifs que des salariés", estime Jean-Marie Chevalier, professeur d'économie à Paris-Dauphine, dans un entretien lundi dans l'Humanité.

(Des stagiaires en colère dans les rues de Paris mardi/DR)

Par Par A.Ga. (avec AFP) le 01 novembre 2005 à 12:45
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2 Commentaires

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  • Denis, le 01/11/2005 à 15h58

    Les stagiaires... des gens qui acceptent de bosser sans salaire... et qui piquent le job de ceux qui en ont besoin... Il va falloir trouver mieux que des stages pour former les gens, car les stages en entreprises vont contre le principe de l'echange de bon procede entre employeur et travailleur !

  • Brett, le 01/11/2005 à 15h04

    Je connais un jeune qui a fait un stage en entreprise (Magasin d'electro menager) pour luidonner un avant gout et le sensibiliser au milieu professionnel et la vie en entreprise. Son stage a dure 3 semaines ou il a travaille et aide ses collegues tout le monde ete tres content de son attitude et de son travail et lui ravi par son stage. A la fin de son stage il a est parti sans avoir recu une petite prime, qui je pense lui aurai aussi permis de lui apprendre que le travail a aussi un autre objectif de recevoir une compensation pour un travail du quelqu'il soit.

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