
Ils s'estiment victimes d'abus de la part de certaines entreprises. Et tiennent à alerter l'opinion publique sur leur situation qualifiée de "précaire". Sous la houlette de Mouvement Génération précaire, des stagiaires en entreprises lancent mardi un mois de mobilisation pour réclamer une réforme de leur statut.
Une "manifestation-happening" de stagiaires habillés de noir et le visage masqué de blanc a eu lieu mardi après-midi à Paris. Ce "jour de grève un peu loufoque", dit le communiqué, sera suivi par des actions tout au long du mois de novembre. Distribution de tracts, organisation de flash-mobs...De quoi permettre aux stagiaires de s'exprimer. Point d'orgue de ce "ras-le-bol" une "grève générale au niveau national" le jeudi 24 novembre.
"Concurrence déloyale avec les salariés"
Génération précaire avait déjà participé à la manifestation parisienne du 4 octobre pour l'emploi et le pouvoir d'achat. Une vingtaine de stagiaires avaient pris place dans le défilé suite à l'appel lancé sur le blog www.generation-precaire.org. Après les témoignages ont fleuri, le mouvement s'est nourri d'avis de stagiaires mécontents. "Le mouvement grandit de jour en jour", affirme le communiqué.
Le mouvement dénonce une "banalisation des stages", créant une "concurrence déloyale avec les salariés". Il déplore également un manque d'encadrement des stagiaires, de très faibles rémunérations et des qualifications parfois dévalorisées par des "stages photocopieuse". Génération précaire demande un "statut" garantissant notamment une rémunération, un suivi pédagogique et une limitation de la durée et du nombre des stages. "Depuis 2003, des pratiques malsaines se développent. Un nombre conséquent d'entreprises profitent du manque de débouchés pour de moins en moins rémunérer les stagiaires tout en leur demandant d'être aussi productifs que des salariés", estime Jean-Marie Chevalier, professeur d'économie à Paris-Dauphine, dans un entretien lundi dans l'Humanité.
(Des stagiaires en colère dans les rues de Paris mardi/DR)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




