Les traminots de Marseille unis dans la grève

le 17 novembre 2005 à 11h38 , mis à jour le 17 novembre 2005 à 11h45

Les traminots de la Régie des transports de Marseille ont reconduit jeudi le mouvement de grève qui affecte la circulation des autobus et métros depuis 39 jours. La veille, les deux principaux syndicats, la CGT et la CFDT avaient quitté la table des négociations, dénonçant "un ultimatum" de la direction.

RTM marseille syndicats

Les traminots de la Régie des transports de Marseille ont reconduit jeudi le mouvement de grève qui affecte la circulation des autobus et métros depuis 39 jours. Syndicats et direction n'ont pas trouvé de terrain d'entente mercredi soir lors d'une nouvelle réunion, organisée pour la première fois en présence d'un représentant de la Communauté urbaine de Marseille. La CGT et la CFDT ont même quitté la table en cours de négociations.

Néanmoins, Alain Vercellone, secrétaire général de la CGT-RTM, a assuré être "prêt à tout moment à reprendre le dialogue". Il a demandé "de véritables négociations sur le dialogue social, le retrait du plan d'entreprise et les salaires" et réclamé la mise à l'écart du directeur général de la RTM, Marc Girardot. Le responsable CGT a dénoncé "une nouvelle provocation de la direction, qui a embauché 42 CDD avec des contrats d'une semaine pour faire tourner les bus".

Selon FO, les syndicats avaient fait une importante concession mercredi sur la question de la gestion du futur tramway, à l'origine du conflit. Ils ont ainsi officiellement abandonné l'idée de conditionner la reprise du travail à l'abandon de l'exploitation du tramway sur le mode de la délégation de service public, a indiqué le secrétaire général de FO Alain Requenna. Selon la direction de la RTM, 63% des métros circulaient dans la matinée jeudi, soit 17 rames sur 27. Seuls 18% des bus étaient en circulation, soit 85 véhicules sur 464. Un conseil d'administration extraordinaire était en cours jeudi matin.

D'après AFP

(Image LCI : mercredi soir à la table des négociations)

le 17 novembre 2005 à 11:38
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2 Commentaires

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  • Vastre, le 17/11/2005 à 14h41

    L'embauche de 42 CDD par Monsieur Girardot nous permet de réaliser que parmi les grévistes, on en trouve de faux qui sont rémunérés en arrêt-maladie aux frais de ceux qui cotisent. Après une telle grève, une entreprise normale aurait mis la clé sous la porte si elle n'était soutenue aux frais des citoyens par la Mairie, l'Assurance Maladie, le Département et la Région. Les citoyens contribuables auraient finalement eu intérêt à voir TCM remplacés définitivement par Connex.

  • Sunseeker, le 17/11/2005 à 12h45

    Une centaine de chauffeurs qui prennent en otage une ville d'un million d'habitants .... et cela s'appelle le service public.. des menaces vis à vis des non grévistes .. mais où va-t-on ? dans quelle société vit-on ? Qu'un salarié fasse grève pour du pouvoir d'achat et ses conditions de travail, d'accord (à plus de 2000 euros brut par mois, les chauffeurs et de métro de Marseille ne sont pas à plaindre et grève dès qu'un chien fait pipi trop près de leur joujou, mais que ce soit eux qui décident de la gestion et de l'orientation d'une société, là, c'est un peu fort .. Après on s'étonnera de la montée des extrémistes ... CGT = PC ; ce que le PC ne peut avoir par les urnes, elle l'obtient via son pendant la CGT, par la menace et le chantage...

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