Bosch envisage un retour aux 40 heures

le 14 décembre 2005 à 20h22 , mis à jour le 14 décembre 2005 à 20h31

La direction française du groupe a fait savoir mercredi qu'elle envisageait de négocier un retour aux 40 heures. Si elle ne fixe pas de date, elle énonce clairement l'enjeu : préserver l'emploi de ses 10.000 salariés en France. La CGT dénonce une "provocation".

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Le président de Bosch France, Guy Maugis, a déclaré mercredi que la direction "envisageait de négocier un retour aux 40 heures" par semaine afin de "maintenir l'emploi industriel" des 10.000 salariés français du groupe, ce que la CGT a aussitôt qualifié de "provocation". Guy Maugis a toutefois précisé : "on n'en est pas encore dans les modalités et aucun calendrier précis de négociation n'est mis en place".

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Pour la direction du groupe équipementier automobile, la "réduction du coût horaire est l'un des axes pour maintenir l'emploi industriel en France. L'innovation, la réduction de nos coûts de production par l'amélioration de nos procédés de fabrication ne suffisent pas. Or, comme nous n'envisageons pas de réduire les salaires, la seule solution, c'est d'augmenter la durée du travail à salaire maintenu", a-t-il expliqué. Et de s'interroger : "Comment faire autrement pour maintenir la compétitivité d'un outil industriel en France, alors que nos clients nous demandent des réductions de prix de l'ordre de 3% par an ? On ne veut pas faire comme beaucoup de nos concurrents, des plans sociaux à répétition. C'est ce qu'on n'a pas voulu faire à Vénissieux (Rhône), c'est ce qu'on va essayer d'éviter ailleurs". En juillet 2004, les salariés de l'usine de Vénissieux avaient, ebn effet, validé un accord sur le passage à 36 heures pour éviter une délocalisation.

"La finalité, c'est 40 heures payées 35"

Mercredi, la coordination des syndicats CGT de Bosch France a dénoncé dans un communiqué ce projet de la direction. "Après l'entreprise Bosch à Vénissieux (Rhône) et la remise en cause des 35 heures, c'est maintenant au tour de tout le groupe Bosch de subir cette remise en cause", écrit la CGT de Bosch. "La direction générale du groupe Bosch a décidé de poursuivre dans le registre de la provocation sociale en martelant le retour aux 40 heures comme la seule solution à tous les problèmes sociaux rencontrés chez Bosch France", poursuit la CGT. Selon le délégué syndical CGT, Mohamed Brahmi, "cela concerne même le site de Vénissieux qui est passé aux 36 heures. La finalité, c'est 40 heures payées 35".

En 2004, Bosch France employait 10.400 personnes et avait réalisé un chiffre d'affaires de 3,3 milliards d'euros. Selon la CGT, Bosch "réalisera un chiffre d'affaires global 2005 qui sera en progression de 4% par rapport à l'exercice précédent".

le 14 décembre 2005 à 20:22
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