Le coup de gueule de Michel-Edouard Leclerc

le 29 décembre 2005 à 15h26 , mis à jour le 29 décembre 2005 à 17h07

Au moment où va entrer en vigueur la réforme de la loi Galland, certains industriels "avec en tête Procter and Gamble, Unilever et L'Oréal" ont "perdu la tête" sur les hausses de prix, accuse jeudi Michel-Edouard Leclerc dans une interview au Figaro.

Michel-Edouard Leclerc portrait © dr

Pour relancer la consommation, Renaud Dutreuil, ministre des PME et du commerce, a modifié la loi Galland. La réforme entrera en vigueur au 1er janvier. Elle va permettre aux distributeurs de faire profiter leurs clients  d'une partie des rabais obtenus auprès de leurs fournisseurs. Mais certains grands fabricants ne l'entendent pas de cette oreille. "Certains fournisseurs, dans le bricolage ou l'équipement de la maison, viennent nous voir avec des augmentations acceptables de 1% à 2%. Mais d'autres, avec en tête Procter and Gamble, Unilever, L'Oréal ou dans une moindre mesure Danone (...) veulent augmenter leurs tarifs de 5 à 10%", dénonce le président des Centres E.Leclerc ce jeudi dans les colonnes du Figaro. "Les hausses les plus importantes concernent les produits d'hygiène, de santé et de beauté. Elles sont en moyenne de 7,5% dans ce secteur", s'indigne-t-il. "La consigne des centres E. Leclerc est très claire : nos adhérents n'accepteront aucune hausse de prix supérieure à 2%, en gros l'inflation". "Si (ces multinationales) n'acceptent pas d'ici à la mi-février de baisser leurs tarifs ou de les compenser par des ristournes, nous n'hésiterons pas à retirer de nos linéaires certains de leurs produits", ajoute-t-il.

Les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs prévues par la réforme de la loi Galland doivent s'achever à la mi-février. Cette réforme doit encourager la baisse des prix dans la distribution en abaissant le "seuil de revente à perte" (SRP), qui empêchait les distributeurs de répercuter sur leurs prix certaines ristournes obtenues auprès des fournisseurs. Elle plafonne aussi le montant des avantages financiers ("marges arrière") consentis au distributeur par le fournisseur, qui avaient contribué à l'envolée des prix dans la distribution entre 2001 et 2004. Cependant, certains industriels penchent plutôt pour des hausses de prix importantes. Ainsi, le ministre des PME et du commerce Renaud Dutreil avait déclaré le 8 décembre que "l'on pouvait s'interroger" sur les intentions de certains industriels qui augmentaient fortement les prix de leurs grandes marques au moment des négociations entre fournisseurs et distributeurs. Le président du directoire de Carrefour José Luis Duran s'était lui étonné dans Le Monde que les industriels proposent "des hausses de tarifs de 4 à 6%".

le 29 décembre 2005 à 15:26
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5 Commentaires

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  • Le sagard, le 29/12/2005 à 17h40

    Michel Edouard Leclerc a toujours le style de crier au scandale pour defendre la veuve et l'orphelin mais il joue sur les deux tableaux car les centres leclerc embauchent les caissieres a mi-temps et ainsi peut jouer sur les horaires a sa guise puis il oublie de dire que les employés sont payés comme aux heure du magasin donc si il ferme a 20heure l'employé est payé jusqu'a la fermeture et le temps de nettoyage et de remise au frigo ou autre est consideré comme nul donc non payé,il est facile de critiquer certaine marques a juste titre mais on doit se comporter autrement si on veut etre credible.

  • Sebastien, le 29/12/2005 à 17h17

    Bel hypocrite... si il veut que la vie soit moins cher, qu'il redistribue les bénéfices de sa société par une baisse des tarifs.

  • Fred, le 29/12/2005 à 16h48

    De toute façon tous les coups de gueule de Leclerc sont avant tout de gros coups de pub !

  • Olivier, le 29/12/2005 à 16h26

    Personnellement, je ne comprends pas grand chose en lisant cet article. J'imagine qu'il faut être initié pour comprendre. Comment peut-on modifier une règle (loi Galland) dans le but de permettre une vente à prix plus bas, et que l'effet soit inverse. Il y a quelque chose qui m'échappe...

  • Inconnue, le 29/12/2005 à 15h47

    Mr Michel Edouard Leclerc, mon cher patron, je suis employée Leclerc et au lieu de faire un speach sur la hausse des prix j'aimerai bien avoir une augmentation de salaire, depuis 2000 : 10 centimes d'euros d'augmentation sur mon bulletin de salaire, merci patron quel plaisir de travailler pour vous!!!!!!!!!

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