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Dette : il faut é-li-mi-ner


le 14 décembre 2005 à 14h06
Temps de lecture
3min
Michel Pebereau
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EconomieLa France vit à crédit et l'impôt sur le revenu sert à payer l'intérêt de sa dette. Face à ce constat, le rapport Pébereau remis mercredi au ministre de l'Economie et des Finances propose une nouvelle logique : une dépense en moins pour chaque dépense supplémentaire, des économies dans la Fonction publique, maintien des recettes de l'Etat. Objectif : retour à l'équilibre du Budget en 2008.

"Nos enfants financeront nos retraites demain mais sans le savoir ils financeront aussi un bout de notre train de vie d'aujourd'hui", a déclaré mercredi le ministre de l'Economie et des Finances. "Ce constat-là me préoccupe sur le plan politique et démocratique", a souligné Thierry Breton en introduction à la remise du rapport de Michel Pébereau consacré à l'endettement de la France. "La seule dette financière de la France n'a été que croissante depuis 25 ans", a souligné le ministre, alors que "la tendance récente de nos partenaires a été de réduire leur endettement".

Un premier constat : la dette financière des administrations publiques a été multipliée par cinq en 25 ans. Michel Pébereau, le président du conseil d'administration de BNP Paribas fait bien la distinction entre cette dette, qui avoisine 1.100 milliards  d'euros, et les autres engagements de l'Etat, notamment pour les retraites des fonctionnaires, dont le montant est compris, selon les évaluations, entre 400 et 1.000 milliards d'euros. La France est "le pays d'Europe dont le ratio de dette publique s'est le  plus accru ces 10 dernières années", or sa diminution "n'a pratiquement jamais  été un objectif prioritaire", selon le président du conseil d'administration de BNP Paribas. 

Stabiliser les dépenses de l'Etat avant tout

Le constat fait, le rapport propose une vingtaine de mesures pour mettre fin à ces pratiques. La première consiste à stabiliser les dépenses de l'Etat pour revenir à l'équilibre budgétaire en cinq ans. Dans le même temps, il ne faudrait "pas diminuer le niveau global des prélèvements obligatoires", et notamment les impôts. Or, la réforme fiscale présentée cette année par le gouvernement prévoit un allègement de la pression fiscale pour 2006, effectif en 2007. Thierry Breton a estimé cependant que c'était un" "bonne recommandation", mais "après le dernier ajustement" fiscal en 2007 qui permettra de ramener le poids des prélèvements obligatoire en France "dans les clous européens".

Parmi les autres propositions : les dotations de l'Etat aux collectivités territoriales devraient être elles aussi stabilisées, la réforme des retraites poursuivie en 2008 et le retour à l'équilibre de l'assurance maladie garanti dès 2009. Le rapport propose encore que pour toute nouvelle dépense annoncée, une  dépense équivalente soit supprimée. Il préconise d'utiliser "au maximum  l'opportunité des départs à la retraite pour supprimer les sureffectifs" dans les administrations publiques et de réduire le nombre de ministères et de collectivités territoriales.

Le ministre de l'Economie et des Finances a fixé "un objectif ambitieux et réalisable" de "ramener la dette publique à moins de 60% du PIB dans les 5 ans, vers 2012".

Commenter cet article

  • Regis : Il serait temps de couper les subventions a tout va, de reduire le nombre des fonctionnaires, et de privatiser la sncf par exemple pour rembourser, on ne peut vivre a credit eternellement et la fonction publique toujours demandeuse d'augmentations n'arrange pas les choses...

    Le 14/12/2005 à 17h45
  • Béa : La vraie dette représente 120 % du PIB avec le financement des retraites du secteur public ! Je vois mal comment la dette pourrait être réduite à moins de 60 % d'ici 5 ans ! Enfin, les internautes qui disent que seul l'etat français en est responsable et non les français dans leur ensemble, c'est faux ! Tout le monde bénéficie de prestations sociales (remboursements maladies, allocations, prestations familiales...) qui sont hélas beaucoup trop nombreuses et trop élevées compte tenu de la situation économique et financière de la France !

    Le 14/12/2005 à 17h44
  • De taxis du Poët : Nos enfants financeront notre train de vie et les engagements retraite.C'est honteux et scandaleux.Les politiques des 25 dernières années doivent être exclus définitivement de la scène politique pour imprévoyance,inaptitude et incompétence.

    Le 14/12/2005 à 17h39
  • NOT : Ca me rappel un ministre qui avait dit: "Il faut dégraisser le mammouth Le mammouth était descendu dans la rue. En parlant de sureffectifs, il va réveiller le mammouth. Et ce sera encore les mêmes qui vont trinquer…

    Le 14/12/2005 à 17h26
  • DG : Pour quelles raisons demander au PDG de la BNP, de faire un tel rapport; à quoi servent dons les hauts fonctionnaires de Brecy? Et la dette publiques se creuse encore....

    Le 14/12/2005 à 17h24
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