Des pesticides détectés dans des fruits et légumes

le 29 décembre 2005 à 11h08 , mis à jour le 29 décembre 2005 à 21h40

Selon le mensuel 60 millions de consommateurs, cinq pesticides non autorisés ont été détectés lors d'une enquête sur 150 lots de 12 sortes de fruits et légumes. L'interprofession des fruits et légumes met en cause ""l'absence d'harmonisation de l'homologation des pesticides en Europe ".

cancer pomme fruit © Aprifel

L'Institut national de la consommation (INC) critique la présence de traces de cinq pesticides non autorisés dans des fruits et légumes vendus en France, dans son mensuel 60 millions de consommateurs de janvier 2006 à paraître jeudi.

Ces produits sont le dialifos (salade et raisin), l'endosulfan (épinard), l'iprodione (épinard), le phosmet (pêche) et le vinclozoline (carotte), précise l'INC à la suite d'une enquête menée sur 150 lots de 12 sortes de fruits et légumes entre janvier et septembre. Ils ne sont plus autorisés depuis au plus tard le 31 décembre 2003. Pour 60 millions de consommateurs, "on peut imaginer que des stocks traînent encore chez quelques producteurs".

Interfel, l'interprofession des fruits et légumes, a estimé dans un communiqué qu'en raison de "l'absence d'harmonisation de l'homologation des pesticides en Europe, certains lots de fruits et légumes commercialisés en France peuvent présenter des traces de résidus interdits sur l'Hexagone, mais autorisés dans leur pays d'origine".

Selon le rapport de la Direction générale de la santé et de la consommation de l'Union européenne, près de 95% des 47.000 échantillons analysés sont conformes à la réglementation sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales, ajoute Interfel.

Le mensuel de l'INC rappelle l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) selon lequel "la présence de résidus de pesticides dans les limites prescrites ne paraît pas de nature à remettre en cause les bénéfices attendus par la mise en oeuvre" de la politique nutritionnelle conseillant aux Français de manger plus de fruits et légumes.

le 29 décembre 2005 à 11:08
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12 Commentaires

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  • Marie, le 29/12/2005 à 14h47

    Je suis pour l'agriculture biologique et essaie autant que possible d'acheter des produits bios (pas seulement fruits et légumes). ces produits coûtent plus chers pour des raisons évidentes. croyez-vous que tous les consommateurs seraient prêts à payer plus pour une meilleur alimentation alors que beaucoup de monde recherche un prix (le moins cher évidemment) peu importe ce que l'on achète ? pour ma part, la santé est très importante peu importe le prix. est-ce que tout le monde peut facilement raisonner ainsi en fonction leurs moyens financiers ? j'ai un doute. par ailleurs, si les gens n'avaient pas la bêtise de vouloir consommer des produits hors saison (tomates, radis, etc...en plein hiver par exemple), la production intensive ne serait pas nécessaire et peut être que la qualité de nos aliments serait mieux soignée. je serais curieuse de connaître le nombre de personnes qui ont réagi à cet article et qui sautent sur les promos dans les super et hypermarchés sur des fruits et légumes sans se demander pourquoi le prix est si bas ? y a t-il une production de concombres si important au mois de novembre (par exemple) à écouler ? pourquoi ? et surtout dans quelles conditions ont été produits ces aliments ? merci de me publier. toute critique positive ou négative est la bienvenue

  • Albert Wesker, le 29/12/2005 à 14h46

    Bientôt on ne pourra plus rien avaler sans risquer de crever, si ça continue!!!!!!!!

  • Rouzeau, le 29/12/2005 à 14h29

    Peut être est il temps que notre vote change de direction et aille vers des représentant sortant d' une école de la vie au lieu d' uen école comme l' E.N.A ... un papy qui pense à ses petits enfants

  • X, le 29/12/2005 à 14h10

    On va se transformer en mutants si ça continu!

  • Stéphane, le 29/12/2005 à 13h55

    C'est pas compliqué..il faut soutenir ceux qui pour nous tous, luttent pour une agriculture responsable, ATTAC et consors..et priviliégier tant que nous pouvons les produits BIOs.

  • DOLY, le 29/12/2005 à 12h34

    La consommation regulière de fruits et legumes dit-on, nous mettrait à 'abri du cancer. Je me demande aujourd'hui, si le contraire ne serait pas plus vrai face à l'agriculture du chiffre et non de la qualité. De toute façon, il ne faut pas s'étonner de voir le nombre de cas de cancer augmenter chaque année...

  • Denis, le 29/12/2005 à 12h34

    Alors que les campagnes de pub font rages sur la consommation de fruits et légumes contre le cancer et autres maladies finalement ont les attrapent plus vite en les consommants !!! Une honte.. Vive L'Europe

  • Stephane, le 29/12/2005 à 12h24

    J'en peux plus de voir et d'écouter qu'on nous prend pour des rats de laboratoire. On nous pourri la santé à cause de la malveillance, du profit ect..Comment une simple pomme peux nous rendre malade, rendre malade nos enfants. J'en ai marre et espère toujours que l'Etat prenne ses responsabilités dans ces affaires. Merci à 60 millions de rester vigilant.

  • Gerald, le 29/12/2005 à 12h13

    Deux remarques: 1. il est vrai que les plus gros pollueurs de notre pays sont les agriculteurs mais... chut! Ce n'est pas correct d'en parler 2. vu les nombreux produits très dangereux pour l'alimentation qu'on nous rappelle sans cesse, la durée de vie doit racourcir énormément, non? Chechez l'erreur!

  • Pascal, le 29/12/2005 à 12h11

    Folie… Fruits, légumes et autres végétaux toujours plus additivés de résidus chimiques par les traitements qu’on leur applique au cours de leur croissance, mais aussi par la terre qui les nourrit toujours plus saturée des résidus des anciens traitements et l’eau dont la qualité de cesse de se dégrader avec le temps qui passe. Je ne parle même pas des omg qui produisent eux-mêmes leurs pesticides et dont les effets toxiques sur les rats de laboratoire n’empêchent pas l’Europe d’autoriser la consommation par les rats de labo que nous sommes. Les animaux que nous consommons – qui se nourrissent de ces mêmes végétaux – sont également chimiquement traités pour une croissance plus rapide, une production de lait plus abondante et tout ça à fortes doses d’antibiotiques à titre préventif ou curatif. Entre cette nourriture de qualité, l’air chargé de nos déchets que nous respirons et l’ensemble des rayonnements artificiels qui viennent chatouiller notre métabolisme, il y a de quoi admirer l’endurance de nos organismes… Et déplorer l’état de ce monde que nous rendrons à nos enfants au jour de notre trépas. Il n’y a pas de quoi être fier d’avoir laissé faire.

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