
L'état du trafic en cliquant ici
Nouveau jour de galère pour les 700 000 usagers quotidien des lignes B et D du RER. Les agents de conduite de ces deux lignes ont décidé de reconduire leur mouvement. La SNCF indique toutefois une amélioration dans le trafic. Sur la ligne B du RER, "le trafic aujourd'hui est doublé par rapport au trafic assuré hier, mardi 13 décembre, avec quatre trains par heure au lieu de deux. Sur la ligne D du RER, "grâce à des reprises individuelles du travail, le trafic est passé à 60% (contre 40% à 50% selon les destinations mardi)", a ajouté la SNCF. Surtout, l'entreprise a renforcé son dispositif de substitution routière. Plus de 1.000 bus vont ainsi assurer des liaisons entre Corbeil et Juvisy, et entre les gares de la branche Mitry de la ligne RER B et les gares de Chelles et Le Raincy, contre 621 la veille. Sachant qu'il faut 50 bus pour remplacer un train.... Ce "service minimum", demandé mardi par le ministre des Transports Dominique Perben, ne devrait toutefois pas changer grand-chose à la situation. De nouvelles assemblées générales sont prévues mercredi matin pour décider des suites au mouvement.
Les conducteurs du RER D, en grève depuis le 5 décembre, et leurs collègues du RER B, en grève depuis dimanche, protestent contre la "dégradation de leurs conditions de travail", liée au passage au service d'hiver. Le conflit porte sur la répartition du nombre de week-ends travaillés, la direction ayant décidé d'augmenter le nombre de trains à partir du 11 décembre, notamment le samedi et le dimanche.
Bras de fer
Dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France parue ce matin, le président UMP de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, également administrateur de la SNCF, estime que "la SNCF doit tenir bon et n'a rien à céder" dans ce conflit. "J'estime que cette grève est d'autant plus injustifiable qu'elle est de nature à compromettre la réussite de l'entreprise", déclare-t-il. "La SNCF a accumulé plus de 59 heures de négociations avec les grévistes en une semaine", fait-il valoir.
Le président socialiste de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, lui, attaque le problème par un autre biais. Dans Libération, il déclare ainsi que "l'Etat, depuis trente ans n'a pas assumé le renouvellement du matériel roulant en Ile-de-France" et affirme que "80% des retards et des incidents sont dus aux infrastructures, pas aux conflits sociaux". Concernant la ligne D dont le trafic est très perturbé depuis le 5 décembre dernier, le président de la Région déclare : "C'est moi qui ai demandé à la SNCF d'ajouter 157 trains supplémentaires sur cette ligne. Mais ce n'est pas à moi de m'impliquer dans les conflits syndicaux".
photo : bus de substitution mercredi matin (LCI)
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