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"Aujourd'hui je demande de façon immédiate d'une part une juste indemnisation des usagers, et cela sur le mois de janvier, et deuxièmement la mise en place à un très haut niveau de transports de substitution, en particulier sur la ligne du RER B", a déclaré mardi matin Dominique Perben à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre à Matignon. "Cette grève est totalement disproportionnée, il appartient au dialogue social de régler ce type de difficultés qui est une difficulté dans l'organisation du travail", a souligné le ministre des Transports.
Ce mardi, les agents de conduite SNCF du RER D en région parisienne ont reconduit en assemblée générale, pour la neuvième journée consécutive, le mouvement pour mercredi. Mais sur les deux dépôts en grève, seul Melun a largement voté la poursuite de la grève ; à Paris, les votants étaient plus partagés, 26 s'étant prononcés pour et 26 contre. Les agents de conduite du RER B entre Gare du Nord et Roissy leur ont peu après emboîté le pas.
Entre un train sur deux et un train sur trois
Le mouvement va donc durer au moins un jour de plus, et le trafic est toujours fortement perturbé sur un réseau emprunté chaque jour par quelque 700.000 usagers. Sur le RER B, où la grève pour les conditions de travail a débuté dimanche, on compte "un peu plus de deux trains" par heure entre Paris et Roissy, soit une légère amélioration par rapport aux prévisions. Sur le RER D, où la grève entame son neuvième jour, le trafic est assuré à 50% sur la branche sud du réseau (Paris-Melun-Corbeil) et à 45% entre gare du nord et Orry-la-ville. La liaison entre les Halles et gare de Lyon demeure interrompue. Pour les dessertes de Montargis et Montereau, le trafic est assuré à près de 60% avec un train toutes les demi-heures en pointe. A partir de la gare du Nord vers la banlieue sud, la partie du RER B qui est gérée par la RATP, le trafic est normal, selon la RATP.
La grève reconductible a débuté le 5 décembre, à l'appel des syndicats CGT, Sud Rail et Fgaac, pour dénoncer une "dégradation des conditions de travail" liée au passage au service d'hiver. Dans une "lettre ouverte" distribuée lundi matin aux voyageurs de la ligne D, Thierry Mignauw, directeur régional, a dénoncé le "caractère inacceptable, contre-productif et pas responsable" du conflit. Il a également fustigé une "volonté de conflit inhabituelle des syndicats". Le conflit porte sur la répartition du nombre de week-ends travaillés, la direction ayant décidé d'augmenter le nombre de trains à partir du 11 décembre, notamment le samedi et le dimanche. Les grévistes du RER D ont été rejoints par les conducteurs SNCF du RER B (entre Gare du Nord et Roissy), à l'appel des mêmes syndicats plus FO, pour les mêmes raisons. La SNCF a annoncé lundi que les usagers de la Ligne D du RER, victimes depuis sept jours des perturbations, seront dédommagés.
Le PS appelle à "de vraies négociations" Le Parti socialiste a appelé mardi à de "vraies négociations" entre la direction de la SNCF et les organisations syndicales, pour résoudre le conflit des lignes B et D du RER francilien. "Il est indispensable en effet que chacun fasse les efforts nécessaires pour qu'une solution soit trouvée et que le chemin d'un dialogue social soit repris afin de mettre fin au conflit et à la prise en otage de milliers de personnes qui chaque jour vivent des situations très difficiles", a déclaré dans un communiqué Julien Dray, porte-parole du PS.
photo : un quai de la Gare du Nord lundi matin (LCI)
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