SNCM : le salut passe par 400 suppressions de postes

Par Par David STRAUS, le 27 décembre 2005 à 09h28 , mis à jour le 27 décembre 2005 à 12h28

Le repreneur Veolia Transport doit annoncer mardi la suppression d'un sixième des emplois et une rationalisation de la flotte de la compagnie maritime, dans le cadre d'un plan de redressement sur 3 ans. Les syndicats semblent conquis.

SNCM

Quatre cents emplois sur 2359 seront supprimés pour maintenir la SNCM à flots. Selon le Figaro Economie, Veolia Transport, le repreneur de 28% de la compagnie maritime, en grève pendant 24 jours au début de l'automne, a décidé de procéder à cette restructuration dans la douceur, essentiellement par des départs anticipés à la retraite et des non-renouvellements de CDD. En échange, les salariés percevront un intéressement annuel qui pourrait atteindre 1000 euros annuels.

Le directeur général de Veolia Transport, Stéphane Richard, et le futur président de la SNCM, Gérard Couturier, exposent mardi leur plan aux syndicats de salariés. A en croire le Figaro, tous, à l'exception du Syndicat des travailleurs corses (STC) opposé à "la privatisation", seraient conquis. Outre l'éclaircissement des rangs, le plan prévoit la rationalisation de la flotte des 10 navires avec l'espoir d'un retour à la "pleine santé" financière en 2009. Cette inscription dans la durée semble faire mouche chez les salariés.

Objectif Moyen-Orient

La compagnie "partirait dès 2006 à la reconquête du trafic avec la Corse, poursuivra sa progression sur le Maghreb et, en 2009, la SNCM nouvelle formule serait à l'équilibre avec des marges de manoeuvres et une capacité d'autofinancement permettant de renouveler les navires tous les deux ans et demi", selon les indications données par les syndicats. Selon la CGT, premier syndicat, Veolia aurait également des velléités sur de nouveaux marchés comme la Libye ou le Moyen-Orient.

La SNCM connaît des difficultés depuis plusieurs années, avec un déficit de 29,4 millions d'euros en 2004 pour un chiffre d'affaires de 194 millions d'euros. Son endettement net est, selon le Figaro, de 165 millions d'euros et ses fonds propres de 65 millions. Outre les 28% de Veolia, le capital se répartit entre Butler Capital Partners (38%), l'Etat (25%) et les salariés (9%).

Par Par David STRAUS le 27 décembre 2005 à 09:28
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