© INTERNELes dépassements d'honoraires se portent bien. Ils sont allés crescendo depuis 1985, a noté la Caisse nationale d'assurance maladie mardi. Pas moins de 39% de médecins spécialistes pratiquent en France des dépassements même si la majorité des médecins en secteur 1 pratiquent les tarifs de la Sécurité sociale sans dépassement.
Mais ce sont en premier lieu les montants de ces dépassements qui inquiètent la Mutualité française qui représente 98% des mutuelles en France, soit 36 millions de personnes protégées. "Depuis dix ans, les spécialistes augmentent en moyenne leurs dépassements de 8,3% par an : les chirurgiens, neuro-chirurgiens, gastro-entérologues de 10% par an et les anesthésistes de presque 12%", relève l'étude.
Les mutuelles préoccupées
Une consultation chez un spécialiste de secteur 2 coûte ainsi en moyenne 34,7 euros, contre 23 euros en secteur 1. Là encore, les niveaux varient selon les spécialités : les honoraires réclamés par les gynécologues sont supérieurs de 67% aux tarifs "sécu", de 60% pour les dermatologues, la palme revenant aux praticiens hospitaliers qui bénéficient du secteur privé à l'hôpital et dont le taux de dépassement est de 100%. Selon une autre étude de la Cnam, également citée par la Mutualité, "le dépassement moyen d'un spécialiste en secteur 2 et DP atteint en 2004 73.000 euros par an, soit presque le tiers des honoraires perçus". Cette somme dépasse même les 100.000 euros pour les anesthésistes (104.515 euros), les stomatologues (115.202 euros) et les neuro-chirurgiens (145.032 euros).
La Mutualité française, amenée comme les autres assureurs complémentaires (instituts de prévoyance, assurances) à prendre en charge ces dépassements, juge cette évolution "extrêmement préoccupante".
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