Unedic : un peu plus loin du compromis

le 21 décembre 2005 à 08h45 , mis à jour le 21 décembre 2005 à 21h51

Patronat et syndicats ont suspendu leurs négociations sur la réforme de l'assurance-chômage après le départ précipité des représentants de FO. Ces derniers demandent au Medef de présenter un nouveau texte tandis que la CFDT avait laissé entendre qu'un compromis était en train de se dessiner. La CGT se dit elle exclue du débat.

nego_unedic

"Il ne faut jurer de rien". Le titre de la pièce de Musset pourrait s'appliquer à nombre de négociations entre patronat et syndicats et particulièrement à la refonte du régime d'indemnisation des chômeurs. Alors que la CFDT avait laissé entendre mercredi matin, après une nuit de négociations, qu'un accord se profilait à l'horizon, FO a claqué la porte et les discussions ont été ajournées. Une nouvelle réunion est prévue jeudi après-midi, l'horaire restant à déterminer, au siège de l'Unedic.

A l'Assemblée nationale, Gérard Larcher, le ministre délégué à l'Emploi, a jugé "normal que les partenaires sociaux prennent le temps de la négociation", exprimant sa "confiance au paritarisme". Les partenaires sociaux doivent cependant s'entendre avant le 31 décembre sur une nouvelle convention de l'Unedic qui affiche un déficit de 14 milliards d'euros. FO réclame un nouveau texte au Medef tandis la CGT, écartée, avait dénoncé un peu plus tôt une "négociation illégale et déloyale".

Les achoppements venaient entre autres du fait que les syndicats souhaitent limiter le durcissement de l'indemnisation des chômeurs et le patronat une hausse des cotisations pour les entreprises et les salariés.

Les termes de la réforme

Annie Thomas, secrétaire nationale de la CFDT, a indiqué mercredi à la presse que quatre syndicats - CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC - étaient "assez convergents" dans "une approche plutôt favorable" sur le projet de texte d'accord soumis par le patronat. Elle a sans doute péché par optimisme. Le projet d'accord en 20 articles portait sur trois ans, du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2008, visant à dégager 2,4 milliards d'euros d'économies durant cette période.

En contrepartie, les filières d'indemnisation devaient être pour certaines modifiées. Les chômeurs ayant cotisé pendant 6 mois au cours des 22 derniers mois devaient toujours bénéficier de 7 mois d'indemnisation. En revanche, les conditions d'entrée dans la filière B (qui concerne près de la moitié des chômeurs indemnisés) devaient être modifiées. Actuellement, tout chômeur ayant cotisé 14 mois au cours des 24 derniers mois est indemnisé pendant 23 mois. Désormais, pour être indemnisé 23 mois, il faudrait avoir travaillé 16 mois au cours des 26 derniers mois. Une nouvelle filière serait créée entre les deux, pour les chômeurs ayant cotisé 12 mois au cours de 20 derniers mois, qui seraient indemnisés pendant 12 mois. Par ailleurs, une hausse de cotisation patronale de 0,04 point serait instaurée.

le 21 décembre 2005 à 08:45
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Justice, le 21/12/2005 à 11h17

    Il faut simplement créer un impot qui est basé suivant la richesse produit en France, cest à dire que limpot sur les societes financieres serait calculé pour les sociétés productrices "Made in France" celle-ci serait exonérés, les autres payeraient ce nouvel impot cela eviterait les délocalisations. Exemple : Coca ou danone serait obligé de créer plus d'emploi en France si elle veullent rester competitives. Merci de me publier.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience