Chômage : les jeunes sont les plus touchés

le 26 janvier 2006 à 06h08 , mis à jour le 26 janvier 2006 à 08h45

Les jeunes ont été particulièrement touchés par la dégradation de la conjoncture entre 2002 et 2004. Selon une étude de l'Insee, 18,1% des moins de 30 ans étaient au chômage en 2004.

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Un quart des jeunes de moins de 30 ans traversait une période d'inactivité entre 2002 et 2004 selon une étude de l'Insee publiée jeudi. Les jeunes ont été les plus touchés par la hausse du chômage observée à cette période : le taux de chômage des actifs de moins de 30 ans atteint 18,1% en moyenne sur 2004, soit près de trois points de plus qu'en 2002. Les jeunes sont souvent employés en contrats courts ou temporaires puisqu'ils sont plus d'un sur cinq à occuper ce type d'emplois. Or, les intérimaires et les titulaires de CDD dans le secteur privé ont été les premiers touchés par la dégradation de la conjoncture économique de 2002 et 2004. En effet, les entreprises prolongent plus rarement ces contrats utilisés pour amortir les aléas économiques. Au total, seuls 58% des jeunes ont occupé un CDI quatre trimestres de suite (la période sur laquelle porte l'étude, ndlr), contre 77% de l'ensemble des actifs.

De plus tous les jeunes ne sont pas logés à la même enseigne. Le diplôme face à cette précarité joue un rôle primordial :  68% des diplômés du supérieur de moins de 30 ans qui travaillaient en 2003 disposaient encore d'un CDI quatre trimestres plus tard, contre 43% des non-diplômés. Même si le diplôme est garant d'une meilleure insertion professionnelle, le CDI n'est cependant pas assuré.

Les jeunes  sont également plus nombreux à connaître des trajectoires d'emploi discontinues : 28% des jeunes qui étaient actifs en 2003 ont traversé au moins une période sans emploi au cours de l'année, que ce soit le chômage ou l'inactivité, alors que cette proportion n'est que de 17% pour l'ensemble des actifs. .

Enfin, les femmes sont beaucoup plus souvent que les hommes en situation précaire. Ainsi, 64% des jeunes hommes titulaires du bac ont eu un CDI quatre trimestres successifs, contre seulement 55% des femmes.

le 26 janvier 2006 à 06:08
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4 Commentaires

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  • Alain Kadlec, le 27/01/2006 à 00h06

    Les jeunes perdent leur temps et leur énergie en France. Allez voir ailleurs comme c'est bénéfique et enrichissant!

  • Les yeux, le 26/01/2006 à 10h46

    Toutes ces statistiques sont autant d'arguments qui justifient que l'on assouplisse le code du travail. L'exclusion du monde du travail qui touche tous ces jeunes, voilà la vraie précarité! le CPE est une excellente chose pour remédier à cette vraie précarité. Il faut être fou ou aveugle pour préférer laisser tous ces jeunes sur le carreau, soumis à une détresse certaine, plutôt que de leur donner un vrai travail malgré un possible caractère provisoire (ils auront dans ce cas gagné de l'expérience, un salaire plutôt que le RMI, une connaissance du monde du travail, une ligne sur leur CV, etc...; tout ceci est objectivement mieux que de rester hors de la vie professionnelle au RMI et avec un sentiment d'inutilité).

  • Elisa, le 26/01/2006 à 10h05

    Certains jeunes ont essayé de travailler mais pourquoi ? c'est tellement plus facile de rester trainer et de vivre avec les aides payées par ceux qui travaillent.MÊME LES PLUS MOTIVÉS ONT L'IMPRESSION DE SE FAIRE AVOIR.

  • Maiche, le 26/01/2006 à 09h42

    Commençons par le commencelment, les jeunes diplômés ont du mal à trouver du travail, mais sont tout de même plus nombreux à en trouver que ceux qui n'ont aucune formation ; pourquoi n'y a-t-il plus de Centre d'Apprentissage dès 14 ans qui forment des enfants à des métiers manuels tout en étant toujours scolarisés comme cela se faisait il y a 40 ou 50 ans, ne jetons pas ce qui marchait ; les artisans en France, plombiers, électriciens, etc .... ne trouvent plus de jeunes ouvriers capables de travailler dans ces métiers, où est l'erreur ?

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