© INTERNEJean-Claude Guillet est propriétaire d'un magasin de photos à Caen et fait partie des patrons de petites entreprises qui ont eu recours à un contrat nouvelle embauche mis en place par le gouvernement Villepin à la rentrée 2005. Comme un tiers des personnes sondées par l'Ifop pour Fiducial (cf article lié), il n'aurait pas embauché en CDI si le CNE n'avait pas existé. Il s'explique :
"Je dirige une petite entreprise de 4-5 personnes et j'ai recruté deux personnes en CNE, l'une en septembre et l'autre en décembre dernier. Toutes deux étaient au chômage auparavant. Désormais, je ne recruterai plus que comme cela pour la seule et unique raison que cela me permet de me délester des gens sans avoir à me justifier. Quand on recrute quelqu'un, a priori, c'est pour la garder car former coûte cher et avant que la personne soit opérationnelle il faut au moins trois mois. Là, j'ai deux ans pour savoir si elle fait l'affaire et si elle s'intègre bien à l'équipe ce qui est primordial dans une petite structure.
Je suis d'accord que deux ans, c'est peut-être long mais il faut quand même six à neuf mois pour se rendre compte des capacités d'une personne. Le CNE me permet d'être à l'abri de démarche administrative lourde en cas de licenciement et de la menace des Prud'hommes. Mais en contrepartie, le salarié est mieux couvert qu'avec un CDD ou un CDI. Je ne vois pas du tout ce type de contrat comme une façon de faire fluctuer les effectifs en fonction de la charge de travail. Pour cela il y a les CDD. "
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