Fonctionnaires : le ministre décroche un accord

le 26 janvier 2006 à 09h11 , mis à jour le 27 janvier 2006 à 13h57

La signature par trois syndicats d'un accord sur les volets social et statutaire de la négociation, mercredi soir, a ouvert la voie à une application du volet salarial pourtant unanimement rejeté par les organisations syndicales.

Christian Jacob fonctionnaires négociation salaires © LCI

Le ministre de la Fonction publique a obtenu son accord sur les volets statutaire et social. Un accord a minima, à l'arraché et avec trois syndicats, l'Unsa, la CFTC et la CFDT. Et pourtant, cela reste une victoire pour Christian Jacob. Ce n'était pas arrivé depuis le ministre Emile Zuccarelli en 1998. En signant les volets statutaire et social, les trois syndicats ouvrent la voie à une revalorisation des salaires, un troisième volet dissocié des deux premiers.

Ce volet salarial, sur lequel le ministre ne voulait plus négocier, était le suivant : le point d'indice qui sert de base de calcul aux salaires sera donc augmenté de 0,5% au 1er juillet 2006 et de 0,5% au 1er février 2007. Chaque fonctionnaire recevra un point d'indice supplémentaire au 1er novembre 2006. Le salaire d'un fonctionnaire se calcule en multipliant la valeur du point d'indice (une même valeur en euros pour tous les fonctionnaires) par son nombre de points acquis en cours de carrière en fonction de son grade et son échelon.

Un seul souci : l'Unsa, la CFTC et la CFDT, comme les autres syndicats (CGT, FSU, FO, CFE-CGC), ont rejeté ces dernières propositions relatives aux salaires. Tous réclamaient le maintien du pouvoir d'achat, soit une hausse du point  d'indice basée sur l'inflation prévue à 1,8% pour 2006. Mais le ministère estime que ses propositions sociales et statutaires correspondent à une hausse supplémentaire de 0,6% du point d'indice. Les syndicats le contestent et ils le feront savoir le 2 février, jour où sept fédérations (CGC, CFDT, FSU, CFTC, FO, Unsa, CGT) ont appelé à faire grève et à manifester pour les salaires.

(Image d'archive : Christian Jacob)

le 26 janvier 2006 à 09:11
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6 Commentaires

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  • Pierre marie vallez, le 27/01/2006 à 07h43

    Quand il n'y aura plus de privé - car à force de licenciments et de manque de compétitivité et de charges trop lourdes (remarquez tout est lié) comment ferons nous pour continuer de donner les avantages exorbitant de tous ces messieurs/dames planqués dans la fonction publique, j'aimerais que l'on m'explique (autre chose que la théorie de lcr qui est de tout prendre aux riches), quand nous serons tous pauvres il faudra bien trouver une solution.........

  • Philippe, le 26/01/2006 à 17h04

    A une époque où l'on parle beaucoup de solidarité , la fonction publique devrait montrer l'exemple et comprendre que pendant que le privé se serrait la ceinture dans les années 90, les traitements des fonctionnaires se voyaient fortement revalorisés. D'ailleurs les fonctionnaires se plaignent toujours de leurs salaires mais évitent d'en donner les montants;le point d'indice, c'est plus discret et surtout moins indécent.

  • Bruno, le 26/01/2006 à 15h53

    Alors la Mort de rire ! c'etait bien la peine que les syndicats beuglent comme des veaux pour finallement accepter cet accord sur le salaire plus que minable (0,5 % !!! MDR ) ! Un tres tres bon résultat pour les syndicats ! A moins, amoins qu'il y ai des compensations statutaires qui nous coutent autant d'argent ? A oui le point d'indice supllémentaire ! 1 * 1.005 c'est vrai que bien meieux que 100 * 1.005 Finement joué ^^

  • Moimeme, le 26/01/2006 à 12h41

    Encore un passage en force de la part d'un membre du gvt

  • Malek, le 26/01/2006 à 10h29

    On ne comprend rien à cet article : qui accepte quoi et qui refuse quoi. C'est kafkaien, mais bien à l'image de la fonction publique.

  • Jean, le 26/01/2006 à 09h57

    Je ne comprends pas "Le ministre de la Fonction publique a obtenu son accord. Un accord a minima, à l'arraché et avec trois syndicats, l'Unsa, la CFTC et la CFDT." et "Un seul souci : l'Unsa, la CFTC et la CFDT, comme les autres syndicats (CGT, FSU, FO, CFE-CGC), ont rejeté ces propositions. "

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