Fonctionnaires : la réunion avorte

le 18 janvier 2006 à 14h56 , mis à jour le 19 janvier 2006 à 16h21

La CGT, la FSU, FO et la CFE-CGC ont quitté jeudi, vers 15H30, la troisième séance de négociation entre les fédérations de fonctionnaires et le ministre de la Fonction publique Christian Jacob, en raison d'un désaccord sur la question salariale.

Vignette Fonctionnaires Fonction publique agent

Nouveau coup d'épée dans l'eau. La CGT, la FSU, FO et la CFE-CGC ont quitté jeudi, vers 15H30, la troisième séance de négociation entre les fédérations de fonctionnaires et le ministre de la Fonction publique Christian Jacob, en raison d'un désaccord sur la question salariale.

"On a aucune réponse sur les salaires, le ministre nous dit qu'on en discutera à la fin (de la séance de négociation). On ne va pas continuer à discuter sur des questions limitées", a déclaré Gérard Aschieri (FSU) à l'AFP, une heure à peine après le début de la rencontre du ministre avec les sept fédérations de fonctionnaires.

Les quatre syndicats demandaient au ministre d'aller tout de suite au-delà du 0,5% d'augmentation du point d'indice au 1er juillet 2006 proposée lors de la précédente rencontre le 12 janvier, au cours de laquelle ils avaient déjà claqué la porte.

Pour leur part, la CFDT, la CFTC et l'Unsa poursuivaient jeudi après-midi la réunion, qui a commencé par l'examen de questions statutaires et sociales, conformément aux voeux du ministre.

Les réactions des quatre syndicats

Gérard Aschieri (FSU) : "Il n'y a pas de rupture de l'unité syndicale. Ceux qui sont restés ont une appréciation différente des propositions du ministre. Mais ceux qui sont partis sont majoritaires en nombre et en représentativité. Et je ne suis pas sûr que ceux qui sont restés parviennent à un accord avec le ministre".

Jean-Marc Canon (CGT) : "Si le ministre avait des propositions salariales significatives, il les ferait tout de suite. Nous refusons d'entrer dans la logique du ministre, qui veut intégrer les questions statutaires et sociales dans le calcul du pouvoir d'achat. Les syndicats qui restent en séance ne semblent pas accepter cette logique non plus, donc je ne vois pas de rupture du front syndical pour la journée du 2 février".

Gérard Nogues (FO) : "C'est inacceptable. Ce n'est pas la peine qu'on discute des points et des virgules. On ne peut pas dire qu'on veut rendre la fonction publique attractive et garder des rémunérations sous le niveau du SMIC"

Charles Bonissol (CFE-CGC) : "Le ministre a été intransigeant sur l'ordre du jour: il ne veut pas aborder la question salariale. Dans ces conditions, il portera seul la responsabilité de ce mépris des fonctionnaires".

le 18 janvier 2006 à 14:56
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