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le 13 janvier 2006 à 09h57, mis à jour le 13 janvier 2006 à 10:00
Le ministre de l'Economie Thierry Breton a jugé "tout à fait raisonnable" la hausse de 1,5% des prix l'an dernier. Concernant la dette, il estime que le plan de réduction sur cinq ans est "crédible" et "réaliste".
© INTERNEEn 2005, les prix ont augmenté de 1,5%. Le ministre de l'Economie Thierry Breton a jugé "tout à fait raisonnable" et même "bon" ce chiffre communiqué par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Si l'on s'en remet à l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet une comparaison au niveau européen, la hausse atteint 1,8% sur une année.
Ainsi, la pression inflationniste s'est avérée légèrement moindre qu'en 2004. Le secteur manufacturier n'a pas encore répercuté la toute récente hausse des prix de l'énergie. Dans celui des services, décembre est en légère hausse, après une bonne tenue due aux baisses des tarifs dans les télécommunications.
"Un plan réaliste"
L'Insee évoque comme facteurs explicatifs "les hausses des prix des services de loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères, des services de santé, des services de transports et de communications, de l'habillement et chaussures". Pour plusieurs analystes, la reprise de la hausse des prix de l'énergie depuis la fin novembre devrait peser sur l'inflation dès ce mois.
Concernant la dette, le ministre de l'Economie a déclaré vendredi que le plan de réduction sur cinq ans annoncé mercredi par le Premier ministre était "crédible" et "réaliste". Dominique de Villepin a fixé comme objectifs le retour des comptes publics à l'équilibre et de la dette sous 60% du PIB pour 2010, avec une hypothèse de croissance annuelle de 2,25%. Ce schéma laisse sceptique les économistes.
"Il faudra s'y habituer" |
Thierry Breton a expliqué vendredi sur France Inter que sa récente proposition de multiplier les périodes de soldes avait pour but de "poser des questions". "Je suis le ministre de l'Economie, j'essaie de remettre l'économie au goût du jour, de l'expliquer aux Français, et il faudra que l'on s'habitue à ce que le ministre de l'Economie pose des questions", a-t-il expliqué. "C'est notre méthode avec Dominique de Villepin : on pose les problèmes, il n'y a pas de tabous, et puis après cela, on discute". La Fédération nationale de l'habillement s'est élevée contre cette proposition. Le ministre des PME et du Commerce, Renaud Dutreil, a lui-même estimé qu'on ne pouvait pas "multiplier les ventes à perte au risque de voir le petit commerce disparaître". Une table ronde aura lieu à Bercy début février. |
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