© TF1Les députés ont rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi, au quatrième jour des travaux sur le projet de loi Borloo, l'amendement élargissant la zone d'application du quota 20% de logements sociaux à l'intercommunalité et non plus à la commune. L'UMP a également retiré d'autres amendements modifiant le quota comme celui visant à comptabiliser les places d'aires d'accueil des gens de voyages. Ces amendements avaient suscité l'indignation de l'abbé Pierre et entraîné sa venue mardi au Palais-Bourbon.
En revanche, les députés ont adopté par 58 voix contre 18 un amendement qui inclut "pendant une durée de cinq ans" et sous conditions de ressources, dans le décompte du quota 20% "des logements vendus et construits dans le cadre d'opérations d'accession sociale à la propriété" notamment grâce au prêt à taux zéro. Les députés de gauche ont bataillé contre cette mesure présentée par la majorité comme favorisant l'accession sociale à la propriété, en multipliant les interventions, rappels au règlement, demandes de suspension de séance. En vain.
Deux autres dispositions majeures ont été adoptées. Elles sont destinées à lutter contre la vacance des immeubles et à combattre la mise en location de logements insalubres. La première soumet à la taxe d'habitation les logements vacants depuis cinq ans sur l'ensemble du territoire et à majorer cette taxe de 50% si "la durée de vacance est supérieure à dix ans". La seconde impose "un permis de louer" pour les immeubles de plus de 30 ans situés dans une zone urbaine sensible, sous la forme d'un "certificat" délivré par le maire de la commune concernée, après un "contrôle technique d'habitabilité" des logements mis sur le marché.
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