
Une douzaine d'organisations étudiantes et lycéennes, marquées à gauche (UNEF, jeunes CGT, MJS, MJC, Sud étudiant, JCR, Unsa jeunes, jeunes verts, etc,.) ont manifesté jeudi leur volonté d'en découdre avec le gouvernement au sujet du contrat première embauche présenté en début de semaine par Dominique de Villepin. Brandissant le spectre du CIP (contrat d'insertion professionnelle), le "Smic jeunes" auquel Edouard Balladur avait dû renoncer en 1994 après un mois de contestation, elles sont résolues à obtenir le retrait pur et simple du CPE, qualifié d'"insulte à la jeunesse".
Destiné aux jeunes de moins de 26 ans, ce contrat à durée indéterminée a pour caractéristique de pouvoir être résilié les deux premières années sans justification par l'employeur. Les organisations de jeunesse ont dénoncé ainsi une "triple peine" à l'encontre d'une génération qui sera "la première condamnée à vivre moins bien que ses parents", à se voir frappée d'"interdiction" de "se projeter dans l'avenir" et réduite au statut de "citoyens de seconde zone". Elles entendent constituer des "collectifs locaux de mobilisation".
Annonçant une semaine d'action du lundi 30 janvier au 4 février, elles ont lancé un appel à la solidarité des confédérations syndicales. Celles-ci ont aussitôt répondu présent dans un bel ensemble, après avoir semblé jusqu'ici être prises de vitesse par les réformes à répétition de Dominique de Villepin. CGT, CFTC, FO, CFDT, Unsa et FSU ont ainsi fait état de contacts avec les organisations de jeunes, envisageant de mêler leurs forces à une mobilisation.
Photo : manifestation lycéenne (archives)
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