© AFPComme d'habitude, les écarts sont importants entre les chiffres de participation revendiqués par les syndicats et ceux recensés par la police. Selon l'AFP qui a collecté les informations des deux sources, entre 150 000 et 300 000 personnes ont participé ce mardi aux manifestations contre le Contrat Première embauche dans toute la France. A Paris, les manifestants, entre 13 000 et 45 000 ont rejoint la place de la République depuis la place de la Bastille.
A travers toute la France, pas moins de 150 manifestations étaient prévues pour exiger le retrait du CPE, le jour même du début de l'examen du texte à l'Assemblée. Dès mardi matin, plusieurs villes de province avaient donné le signal des manifestations : Rennes avait été l'une des premières, avec de 8.500 à 10.000 participants. Entre 8.000 personnes, selon la police, et 15.000, selon les organisateurs, participaient en fin de matinée au défilé à Toulouse. Ailleurs dans le Sud-Ouest, les manifestants étaient près de 10.000 à Bordeaux, entre 3.000 et 8.000 à Tarbes (Hautes-Pyrénées), plus d'un millier à Auch (Gers). A Lyon, ils étaient entre 8.000 et 10.000 et à Grenoble entre 6.000 et 15.000. A Marseille en revanche, dans le Sud-Est, le défilé était moins fourni qu'espéré par les syndicats. Si la CFDT a comptabilisé 10.000 manifestants et la CGT 30.000, la police n'en a compté que 5.000.
Des syndicats combatifs, un gouvernement déterminé
Depuis l'annonce de sa création le 16 janvier, le gouvernement et l'UMP d'un côté, la gauche et les syndicats de l'autre, s'affrontent vivement sur ce nouveau contrat de travail à durée indéterminée, destiné aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés. Le Premier ministre affirme qu'il ne reculera ni sur le contenu du projet, ni sur le calendrier, voulant "aller jusqu'au bout de l'examen" du texte d'ici à la fin de "cette semaine".
Mais alors qu'une majorité de Français a semblé retenir dans un premier temps que le CPE pourrait faire baisser le chômage des jeunes, l'opinion publique paraît désormais sensible aux arguments des syndicats. Face à un gouvernement déterminé, l'importance de la mobilisation de ce mardi aura valeur de test.
Photo d'ouverture : le cortège parisien - AFP
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