© DRL'homme d'affaires d'origine indienne Lakshmi Mittal s'est déclaré "très attristé" par des réactions qu'il a perçues comme étant "racistes" à l'OPA que son groupe, le géant de l'acier Mittal Steel, a lancée sur le groupe sidérurgique européen Arcelor. "Je suis très attristé par ces commentaires", a-t-il déclaré dans une interview diffusée dimanche soir par la télévision privée indienne NDTV, peu après l'arrivée dans le pays de Jacques Chirac.
"Je suis attristé par tout ce déchaînement, ce déferlement émotionnel parmi les hommes politiques et différents dirigeants", a-t-il déploré. Selon lui, "la manière" dont l'affaire a "été décrite et les réactions des hommes politiques peuvent être interprétées comme des sentiments racistes". Le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, s'est dit à plusieurs reprises inquiet de réactions en Europe fondées "sur la couleur de la peau", tandis que 95% des PDG indiens ont parlé de "xénophobie", selon un sondage de la Chambre de Commerce Assocham.
En visite officielle en Inde, le président français a, lui, reproché au patron de Mittal Steel d'avoir lancé une OPA "hostile" contre l'européen Arcelor, sans avoir fait connaître son projet industriel ni concertation préalable. "C'est son droit, c'est en réalité le droit aussi des Européens d'être soucieux des problèmes d'emploi, des problèmes de technologie dont ils sont comptables", a poursuivi le président Chirac. "Nous n'avons rien contre une opération menée par un groupe étranger contre un groupe européen, nous voudrions savoir quel est le projet", a poursuivi Jacques Chirac.
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