Parisot : le CNE n'est pas "une zone de non-droit"

le 19 février 2006 à 21h17 , mis à jour le 19 février 2006 à 21h29

Invitée dimanche du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la présidente du Medef a assuré que le contrat nouvelle embauche n'était pas une "zone de non-droit" et qu'il ne permettait pas de "licencier de manière abusive".

Laurence Parisot Medef © LCI

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a assuré dimanche lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro que le contrat nouvelle embauche (CNE) n'était pas une "zone de non-droit" et qu'il ne permettait pas de "licencier de manière abusive".

Interrogée sur les premiers contentieux sur des licenciements de salariés embauchés en CNE -- CDI qui permet à l'employeur de licencier sans motif pendant deux ans -- Mme Parisot a affirmé qu'"on ne peut pas, même avec un contrat à durée indéterminée spécifique qu'est le CNE, licencier d'une manière abusive". "S'il y a des contentieux, ça révèle au moins une chose, c'est que le CNE n'est pas une zone de non droit, contrairement à ce qu'on a voulu faire croire", a-t-elle insisté.

"Il faut repenser le contrat de travail"

La patronne du Medef a cependant souligné que la France détenait le record du nombre de contentieux sur les licenciements, ce qui explique selon elle "en partie pourquoi le marché du travail fonctionne mal". "Dans notre pays, on a un nombre de contentieux qu'on ne retrouve nulle part ailleurs", a-t-elle insité, ajoutant que "c'est pour cela aussi qu'il faut repenser le contrat de travail", afin de "mieux définir certains paramètres".

"Par exemple, a-t-elle interrogé, à partir de quel moment peut-on considérer un licenciement comme abusif ? C'est un vrai paramètre qu'on aurait intérêt à repréciser", dit-elle, en prenant l'exemple de "certains pays" qui estiment que "l'inaptitude de quelqu'un à son travail peut être considérée comme un motif de licenciement". Pour ces pays, "ce n'est pas un licenciement abusif", a-t-elle dit. (AFP)

Grippe aviaire : il faut "réfléchir aux conséquences économiques"

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé dimanche nécessaire de "réfléchir aux conséquences économiques" de la grippe aviaire mais aussi "tout faire pour aider immédiatement" la filière avicole à faire face à cette crise. "Il vaut mieux tout faire pour éviter le passage d'un stade (de contamination) à un autre pour des raisons de santé publique mais aussi parce que cela pourrait avoir des conséquences graves sur le plan économique", a-t-elle déclaré au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Selon elle, "il vaut mieux d'emblée élaborer tous les scénarios, même noirs".

(La présidente du Medef dimanche soir/LCI)

le 19 février 2006 à 21:17
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9 Commentaires

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  • Jack, le 20/02/2006 à 11h29

    Solution pour désengorger les prudhommes : moins de licenciements !

  • Pito, le 20/02/2006 à 09h34

    Avant de voir déferler tous les anti CNE, CPE etc... en fait les anti tout, juste quelques questions : quelle est la part des procés pour licenciement abusif sur CNE? sur CDI classique? Il est trop tôt pour juger, mais aujourd'hui cela représente moins d'1%... Alors quoi? Pour 1% de tricheurs on voudrait empêcher les 99% d'emplois qui marchent??? C'est vraiment dingue!!! On traite la particularité alors que la généralité fonctionne bien... Si on généralise cette réflexion il faut supprimer le chomage, l'assurance maladie etc pke certains en abusent et détournent ces fonds... J'espère que la logique, le pragmatisme et l'action l'emporteront sur le blocage, le refus et l'immobilisme...

  • Alain, le 20/02/2006 à 08h58

    De toute façon, que ce soit le CDD, le CDI, le CNE ou le CPE, tous les contrats sont précaires et aucun n'augmente ou diminue la précarité (même les emplois jeunes de Jospin!)Il faut donc arrêter de faire peur par le mot "précarité". Bien sûr c'est un argument facile pour la gauche et les syndicats qui voudraient que tous les travailleurs soient des fonctionnaires !!!! Bonjour les dégâts !! Heureusement, c'est impossible (merci de me publier)

  • Pierre GRAND, le 20/02/2006 à 08h42

    Non pitié, ne laissons pas ces gens repenser le contrat de travail sinon c'est le retour au Moyen-âge. Je trouve de toute manière que c'est hors-sujet alors recentrons le problème et condamnons ceux qui ne jouent pas le jeu du CNE. Par exemple, Madame Parisot, licensier quelqu'un qui porte un jogging durant son jour de repos c'est abusif ou pas ? (cf. article LCI à ce sujet)

  • Yves, le 20/02/2006 à 08h37

    Peut etre qu'en france on detient le record du nombre d'affaire portées devant les tribunaux car justement on a un contrat qui nous permêt d'etre protégé ? D'où l'intérêt pour nous de garder le CDI et pour le MEDEF de passer à des CNE/CPE et autres sous-contrats du genre...

  • Moimeme, le 20/02/2006 à 08h05

    C'est le medef qui doit redefenir sa vision du droit du travail? le medef qui va decider si un licenciement est abusif ou non? le medef va vouloir supprimer les prud'hommes? le medef va faire sa loi tout seul?

  • Vastre, le 20/02/2006 à 06h20

    Madame Parisot n'a pas un discours cohérent. Elle affirme que l'emploi, la santé, l'amour, sont des activités à risque. Elle pourrait reconnaître que l'agriculture et les fillières qui en découlent sont aussi des activités à risque. Au lieu de celà, elle appelle à l'aide publique. Pourquoi ne pas demander aussi la fonctionnarisation des agriculteurs ? Lorsqu'ils ont de bons résultats, ceux-ci proposent-ils des contributions exceptionnelles au Trésor Public ?

  • Hakeem, le 19/02/2006 à 22h09

    Je suis dacord avec elle : quelqun devrait la déclaré inapte a dirigé le MEDEF et ainsi la viré sur le champ sans quelle es de recourt prudhommales : elle aprecierais surement merci de publié

  • Florent, le 19/02/2006 à 21h37

    Madame Parisot a raison sur un point : il y a en France un nombre considérable d'affaires portées aux Prud'hommes. Mais cela s'explique : dans d'autres pays, le recours du justiciable à la Justice passe par l'argent ... En clair, le smicard licencié à tort doit allonger des milliers d'euros d'honoraires d'avocat pour aller en justice. Résultat, il laisse tomber. Pire encore, il accepte TOUT de la part de l'employeur. C'est une fierté pour la France de tenter de rendre justice même aux plus pauvres. Même si cela se traduit par davantage de procès qu'ailleurs.

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