Retour à la normale à Orly

le 07 février 2006 à 13h41 , mis à jour le 07 février 2006 à 22h16

La grève des contrôleurs aériens a pris fin mardi soir vers 19 heures avec le changement d'équipe. Les fortes perturbations constatées en cours de journée, et qui avaient commencé à s'atténuer dans l'après-midi, devaient cesser en soirée.

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Une grève surprise des contrôleurs aériens de la tour de contrôle d'Orly, qui a entraîné mardi l'annulation de 322 vols au départ et à l'arrivée de l'aéroport, prenant au piège la quasi-totalité des passagers, a pris fin dans la soirée. La grève a bloqué tous les vols entre 6H et 10H et entre 13H et 15H ; le trafic a repris dans l'après-midi, selon Aéroports de Paris (ADP) et la direction générale de l'aviation civile (DGAC). L'arrêt de travail a surpris plusieurs centaines de passagers à l'heure du pointe du matin et certains d'entre eux ont exprimé leur colère, s'en prenant notamment aux agents commerciaux d'Air France. Selon une source aéroportuaire, la situation a été plus calme dans l'après-midi.

"Un ou deux grévistes" figuraient mardi soir dans l'équipe de nuit, mais le changement d'équipe opéré à 19H devait permettre, selon la DGAC, "24 décollages et 24 atterrissages par heure", soit une moyenne suffisante pour "écouler les vols de la soirée". Les passagers peuvent encore appeler un numéro gratuit, le 0 805 77 02 03, pour obtenir des informations sur leur vol.

Conflit avec la hiérarchie

Cette grève, qui n'a fait l'objet d'aucun préavis spécifique chez les contrôleurs aériens, a été diversement appréciée par les syndicats de la profession. Ainsi, selon le SNCTA, "personne n'est dupe, en choisissant de bloquer le deuxième aéroport français pendant une journée, les confédérations ont saisi un prétexte pour désorganiser le transport aérien sur un motif sans rapport avec les préoccupations des contrôleurs aériens". "Comme à leur habitude, les confédérations cherchent, à la veille d'élections professionnelles, à jouer l'amalgame et à se faire de la publicité à bon compte sur le dos des contrôleurs aériens", selon ce syndicat, majoritaire chez les contrôleurs.

L'Usac-CGT souligne pour sa part que le préavis dont ont profité les grévistes, "s'inscrit dans la journée de mobilisation contre le contrat première embauche (CPE) et ne comporte aucune revendication propre à la DGAC". Il "déplore la gêne occasionnée aux passagers aériens par ce mouvement qui n'a pu être anticipé". De son côté, le SNNA (syndicat national de la navigation aérienne) FO, explique pour justifier la grève que, lors d'un précédent mouvement social le 2 février, "les contrôleurs ont été l'objet de pressions de la hiérarchie incompatibles avec la sérénité qui sied à leur travail" et demande à la DGAC de "respecter l'accord social relatif à l'application d'un service minimum en cas de conflit". La CFDT Aviation civile estime enfin "que le mouvement d'Orly est lié à une série de provocations de la hiérarchie locale, qui a pris au mépris du danger (...) des risques avec la sécurité aérienne lors de la grève du 2 février". Une source syndicale a par ailleurs mis en cause la DGAC pour son incapacité à instaurer un service minimum.

Photo : Orly mardi matin, les passagers tentant d'obtenir des renseignements aux guichets des compagnies aériennes (DR)

le 07 février 2006 à 13:41
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