Tarifs médicaux : les propositions de la Sécu aux médecins

le 10 février 2006 à 22h07 , mis à jour le 10 février 2006 à 22h19

Syndicats de médecins et assurance maladie se sont retrouvés vendredi pour une huitième séance de négociation sur le bilan de la convention médicale. L'assurance maladie propose une augmentation d'un euro du montant de la consultation des généralistes à compter du 1er novembre. Ces derniers jugent la hausse trop tardive.

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L'Uncam et les trois syndicats médicaux (CSMF, SML, Alliance) signataires, il y a tout juste un an, de la convention médicale qui met en oeuvre la réforme du médecin traitant, ont entamé vendredi après-midi une huitième séance de négociation portant sur le bilan de la convention en 2005 et les modalités de sa mise en oeuvre en 2006. Dans un projet d'avenant, l'assurance maladie propose, "sous réserve de l'atteinte des objectifs de la maîtrise médicalisée (des dépenses de santé, ndlr) pour 2006 et de l'engagement des médecins traitants dans les actions de prévention, de porter, au 1er novembre 2006, à 21 euros la valeur de la lettre C (tarif de la consultation des médecins généralistes, actuellement à 20 euros, ndlr) des médecins généralistes".

Cette revalorisation est jugée "trop tardive" par les représentants des médecins libéraux qui estiment avoir tenu leurs engagements de réduction des dépenses sanitaires et souhaitent "être payés en retour le plus tôt possible", a-t-on indiqué de source syndicale.

Des mesures pour les spécialités victimes d'une baisse d'activité

Le projet d'avenant prévoit en outre l'application à compter du 15 mars de deux mesures tarifaires prévues dans la convention médicale, à savoir la majoration de 3 euros des consultations généralistes des enfants de 2 à 6 ans, ainsi que l'augmentation d'un euro des consultations spécialisées coordonnées. Plusieurs spécialités victimes d'une baisse d'activité depuis la mise en place du dispositif du médecin traitant pourraient également bénéficier de "mesures structurelles d'accompagnement". Parmi ces spécialités figurent notamment la dermatologie, l'oto-rhino-laryngologie ou encore la rhumatologie.

Le projet d'avenant fixe en outre les postes de dépenses sur lesquels les médecins doivent engager une maîtrise médicalisée des dépenses. Les thèmes de 2005, qui ont permis d'économiser 722 millions d'euros depuis mars 2005, seront poursuivis en 2006: les praticiens sont ainsi appelés à mesurer leurs prescriptions d'arrêts de travail, d'antibiotiques, d'hypnotiques/anxiolytiques et de statines (anticholestérol). Parmi les nouveaux champs de maîtrise des dépenses en 2006 figurent le développement des médicaments génériques, en partenariat avec les pharmaciens, ainsi que de meilleurs contrôles des prescriptions d'inhibiteurs de la pompe à protons (anti-ulcéreux) et de transports sanitaires (ambulance, etc.). Pour 2006, le projet d'avenant ne comprend pas d'objectif chiffré global d'économies attendues au titre de la maîtrise médicalisée: l'objectif devrait toutefois être compris entre 800 et 900 millions d'euros, selon des sources proches du dossier.

Photo d'ouverture : l'ouverture de la séance de négociations, vendredi - DR

le 10 février 2006 à 22:07
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