© Pierre-François Grosjean/France Télécom Les SMS coûtent trop cher aux consommateurs mais leur prix sera peut-être bientôt discuté. Le Conseil de la concurrence avait été saisi le 23 janvier par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) qui souhaite réguler le marché de gros des SMS, dont les prix facturés au consommateur final ont toujours fait l'objet de polémiques. Pour organiser ce marché, l'Arcep devait obtenir l'accord du Conseil de la concurrence. Ce dernier a conclu à "l'influence significative d'Orange France, de SFR et de Bouygues Télécom sur le marché de gros des SMS se terminant sur leur réseau". Il est donc favorable à inscrire le marché de gros de la terminaison SMS sur la liste des marchés pouvant faire l'objet d'une régulation.
Ouvrir le marché de détail à la concurrence
Pour autant, cette baisse des terminaisons SMS "ne peut à elle seule permettre d'exercer une pression concurrentielle à la baisse sur les tarifs de détail" puisque "rien ne garantit que les trois opérateurs mobiles (...) répercuteront cette baisse". "D'autres instruments doivent donc être envisagés pour favoriser une animation concurrentielle du marché de détail", souligne le Conseil qui évoque l'action que pourraient jouer les opérateurs virtuels (MVNO). Ainsi le Conseil suggère l'émergence de "Full MVNO" qui auraient accès aux réseaux des opérateurs et qui pourraient ainsi faire baisser les tarifs de terminaisons SMS, ouvrant "plus largement à la concurrence le marché de détail". Les MVNO actuels n'ont pas accès au réseau des opérateurs à qui ils se contentent d'acheter des minutes en gros.
Image d'archive.DR.
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