© INTERNEPlusieurs syndicats de cheminots ont estimé mardi que les bénéfices 2005 de la SNCF, qui ont quasiment triplé à 417 millions d'euros, avaient été réalisés "sur le dos des salariés" et ont demandé, à l'instar de la CGT, de "véritables négociations salariales". La SNCF (hors filiales) a dégagé un bénéfice courant de 417 millions d'euros en 2005, après 153 millions d'euros en 2004.
Le bénéfice a été triplé en 2005 à 1,334 milliard d'euros, contre 444 millions d'euros, grâce à un bénéfice exceptionnel de 805 millions d'euros tiré principalement de la vente des participations dans la Société hydroélectrique du Midi (Shem) et dans Cegetel. La CGT-Cheminots a demandé "l'organisation de véritables négociations salariales dans les prochaines semaines, qui permettraient de décider d'augmentations générales bénéficiant aux cheminots actifs et retraités", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, majoritaire.
La direction propose pour le moment une hausse d'environ 0,7% (+0,3% au 1er janvier, +0,4% au 1er avril) pour 2006. L'Unsa a jugé que les résultats positifs ouvraient des "perspectives sociales" pouvant conduire à "un bon accord salarial 2006". Selon ce syndicat, les "cheminots y ont largement participé en multipliant les efforts de productivité et en subissant une baisse constante des effectifs". FO a qualifié ces résultats "d'arnaque sociale", réalisés "sur le dos des cheminots avec 15.000 postes supprimés en 4 ans, 4,6% de perte de pouvoir d'achat depuis 1999 et des conditions de travail qui se dégradent". "Ces bénéfices records, qui reposent en grande partie sur la cession de bijoux de famille et non sur les performances de l'entreprise sont un peu comme le paravent érigé autour d'un immeuble avant sa démolition", a enfin commenté la CFTC.
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