© LCILe ministre français de l'Economie a annoncé vendredi matin que les déficits publics français sont passés sous la barre de 3% du PIB (2,87%) en 2005 pour la première fois depuis 2001. Thierry Breton a annoncé vendredi qu'il prévoyait pour 2006 un déficit public ramené à 2,8% du PIB.
En revanche, la dette publique a continué à s'envoler, à 66,8% du PIB, au-delà des prévisions initiales de Bercy pour 2005. Thierry Breton attend une croissance d'"au moins 0,6%" du produit intérieur brut au premier trimestre 2006 et s'est dit "confiant" dans une croissance "durablement inscrite" dans une fourchette de 2 à 2,5% par an, conforme à sa prévision pour 2006.
Effet CNE...
"Notre économie est solidement entrée en régime de croissance", a estimé le ministre. "L'économie française est aujourd'hui sortie de la succession de chocs qu'elle a connue depuis 2001", tels "la crise internationale de 2001-2002", le "choc pétrolier" mais aussi "le difficile ajustement aux 35 heures imposé qui a coûté si cher".
Toujours selon le ministre, le chômage en France devrait passer "sous la barre des 9%" de la population active à la fin de l'année et approcher 8,7% - 8,8% en avril 2007, grâce à la création de 200 000 emplois en 2006. "Cette évolution très favorable vient de la croissance bien sûr mais aussi des effets des mesures pour l'emploi du gouvernement de Dominique de Villepin et notamment du CNE (contrat nouvelle embauche) et du plan de cohésion sociale", a-t-il assuré.
"Les gains de pouvoir d'achat également devraient se poursuivre et dépasser 2% cette année : cela représente environ 500 euros supplémentaires par ménage en moyenne", a-t-il ajouté. En février, le chômage a renoué avec la baisse (-10 100 demandeurs d'emploi).
Nouvel écrémage à Bercy |
Le ministre a déclaré que les réductions d'effectifs au ministère des Finances "vont continuer à s'amplifier" en 2006. En 2005 "un départ en retraite sur deux" n'a pas été remplacé, a rappelé Thierry Breton. En 2006, 2608 supressions d'emplois sont programmées, soit la moitié de la baisse d'effectifs globale dans la fonction publique. Cet effort se traduira par de "très fortes avancées sociales" pour les agents de Bercy, a promis le ministre. Il est question d'une "prime d'intéressement". Le SNUI, premier syndicat de la direction générale des impôts, assure que la DGI a annoncé vendredi la suppression de de 3900 emplois en trois ans. Selon le syndicat, ces "suppressions d'effectifs auront pour conséquences une pression croissante difficilement tenable sur les agents des impôts (et) un risque pesant sur les conditions générales d'exercice du service public fiscal et foncier, au détriment des contribuables". |
D'après AFP
(Image TF1/LCI : Thierry Breton)
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