© INTERNEAprès Alstom la semaine dernière, Areva serait sur le point de voir un mirifique contrat chinois lui passer sous le nez ? Le groupe nucléaire français, en lice pour la vente de quatre centrales nucléaires à la Chine, "a perdu la partie" face à son rival américain Westinghouse, affirment les Echos de mercredi. Areva, joint par l'AFP mercredi matin, n'a pas souhaité dans l'immédiat commenter cette information. Westinghouse aurait pris ces dernières semaines un "avantage décisif" face au Français, "en se pliant à toutes les exigences" de Pékin en matière de transferts de technologie, indique le quotidien. Il aurait accepté un transfert global de technologie aux Chinois afin de leur permettre de "fabriquer eux-mêmes et sur place les futurs réacteurs".
Réacteur de troisième génération
Areva, qui n'est pas prêt à aller aussi loin, "n'apparaît plus en mesure de l'emporter" et "tout indique que le Français a perdu la partie", selon les Echos. Westinghouse encaisserait environs 400 millions de dollars pour la cession des plans de son réacteur AP1000, concurrent de l'EPR français, plus des royalties de l'ordre de 15 millions de dollars par réacteur, selon des chiffres cités par le journal.
La Chine a lancé en septembre 2004 un appel d'offres pour la construction de quatre réacteurs de troisième génération, un contrat initialement évalué à 8 milliards de dollars. Areva est par ailleurs en lice pour fournir des composants nécessaires à la réalisation de huit nouveaux réacteurs nucléaires de deuxième génération en Chine, un marché représentant environ 1,5 milliard d'euros. Areva a déjà été approché pour deux réacteurs, d'une puissance de 1.000 mégawatts (MW), pour un montant estimé à environ 400 millions d'euros.
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