© INTERNELa Cour des comptes est souvent sévère. Le rapport qu'elle doit rendre public jeudi sur l'aide au retour à l'emploi et l'action de l'ANPE ne fait pas exception. "Organisation inadaptée, implantations géographiques incohérentes, entretiens insatisfaisants et parcours trop complexe", rapporte Les Echos qui se sont procurés le texte et en publie des extraits.
Celui-ci pointe un parcours peu rationnel qui pénalise l'efficacité de la démarche du chercheur d'emploi. Premier passage aux Assedics puis près d'un mois plus tard ANPE et encore un mois après chez un sous-traitant. Et deux mois, c'est en moyenne 20% du temps d'indemnisation des chômeurs par l'assurance-chômage.
Lutter contre les fraudeurs
Le rapport de la Cour des comptes préconiserait de sauter la case ANPE afin de raccourcir les délais. Celui-ci s'inspire de l'expérience tentée à l'Association pour l'emploi des cadres de Poitout-Charentes où le "contournement de l'ANPE a permis d'accélérer en moyenne de cinquante jours le retour à l'emploi des chômeurs", rapporte le journal économique.
D'autre part, le rapport prône de généraliser le croisement des fichiers avec la Sécurité sociale afin de mieux combattre les fraudes. Le système d'assurance-chômage étant déclaratif, l'Unedic n'a pas les moyens de contrôler les éventuelles fraudes.
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