Grippe aviaire : le poulet de retour dans les assiettes

le 08 mars 2006 à 07h31 , mis à jour le 08 mars 2006 à 15h35

La consommation de volailles semble avoir repris dans les grandes surfaces en France grâce aux promotions commerciales sur le poulet. Le soutien d'hommes politiques et d'industriels soucieux d'enrayer la crise paraît également avoir payé.

poulets crus étalage

Bonne nouvelle. A en croire la  Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux distributeurs français, la psychose du poulet perd du terrain et la volaille a retrouvé le chemin des assiettes. "On note une vraie reprise de la consommation de volailles" grâce aux  campagnes promotionnelles lancées par plusieurs enseignes, selon la FCD. Les ventes n'ont baissé que de 15% en volume entre lundi et dimanche derniers, par rapport à la même semaine de l'année précédente, alors qu'elles avaient chuté de 25 à 30% au cours de chacune des deux semaines précédentes.

La consommation avait particulièrement reculé au moment de la détection, le  18 février, du virus H5N1 de la grippe aviaire en France et l'annonce, le 25  février, de la contamination, par ce même virus, d'un élevage de dindes dans  l'Ain, pour la première fois en Europe. Les promotions des distributeurs ont surtout profité au poulet entier, dont  les ventes ont "remonté" alors que celles des produits élaborés (découpes) ont  baissé.

Les message est passé

Système U a réussi à freiner la baisse des ventes à 5%, au lieu de 30%  auparavant, en offrant depuis fin février, des volailles, entières ou découpées, à moitié prix. Auchan, associé à des éleveurs de poulet fermier, a de son côté proposé, du 2 au 4 mars, des poulets fermiers Label Rouge moitié prix, ce qui a fait progresser les ventes de volailles de 15% en trois jours. Les hypermarchés Carrefour et les magasins Champion ont lancé des promotions  analogues depuis plusieurs semaines, qui permettent à Carrefour de "limiter la baisse des ventes de volailles à -15%", selon un porte-parole.

Selon Thierry Desouches, chargé des relations extérieures de Système U,  "certaines personnes ont bien compris le message du gouvernement" sur le poulet,  dont la consommation ne présente aucun risque de transmission du virus. Le gouvernement devrait lancer fin mars une campagne télévisée d'information  en faveur de la consommation de volailles. "Il y a aussi un effet d'aubaine. Des consommateurs profitent des promotions  pour remplir leur congélateur", ajoute M. Desouches. La FCD rappelle que certaines opérations ont concerné des poulets  labellisés, plus rassurants pour les consommateurs en terme de "traçabilité" et  d'origine.

Pas de report sur les autres viandes

Elus et professionnels du secteur n'ont pas non plus ménagé leurs efforts ces derniers jours en faveur de la consommation de volailles. Dans les Landes, par exemple, pas moins de 700 animations, avec la grande distribution, sont prévues pour rendre confiance au consommateur. Le ministre de  l'Agriculture, Dominique Bussereau, a remercié mardi les élus de tous bords pour  leurs efforts à convaincre le public de manger de la volaille. "Mais il faut  au-delà de cela aider la filière", a-t-il rappelé à l'Assemblée nationale, alors  que les professionnels devaient recevoir leurs premières aides mardi. Pour autant, si la consommation a repris dans les grandes surfaces, elle  diminue toujours dans les petits commerces.

Selon la Fédération nationale des grossistes en produits avicoles, qui  fournit les restaurants et les commerces de détail, les ventes de volailles ont  chuté de 30% la semaine dernière, comme les semaines précédentes. La FCD n'a constaté aucun report significatif de la consommation d'autres  viandes mais Système U affirme avoir observé un report sur le porc et le boeuf.  La viande de porc semble d'ailleurs bénéficier d'une meilleure demande sur le marché intérieur, ont rapporté lundi des professionnels de la filière.

Tokyo entrouvre la porte

Le Japon autorise l'importation de volaille et de produits dérivés, dont le foie gras, issus d'animaux abattus avant ou à la date du 1er février en France. Les autorités japonaises estiment en effet que le virus H5N1 a touché l'Hexagone après le 2 février. Pour le reste, la suspension des importations est toujours en vigueur.

D'après AFP

le 08 mars 2006 à 07:31
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2 Commentaires

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  • Guy, le 08/03/2006 à 10h32

    Ouais...!!! Super...!!! On va pouvoir se repaitre de magrets et de foies gras et autres ripailles a la cantine de l'assemblée....

  • Moimeme, le 08/03/2006 à 10h07

    Les consommateurs deviennent intelligents ils ont enfin compris qu'on ne risque rien a manger de la volaille rotie

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