Grippe aviaire : la pub au secours des poules

Par Par David STRAUS (avec AFP), le 25 mars 2006 à 10h51 , mis à jour le 25 mars 2006 à 12h05

Une campagne télévisée, lancée samedi, doit permettre de rassurer les consommateurs sur la production de volaille en France et relancer la consommation durement touchée par les craintes liées à la grippe aviaire. En Aquitaine, les éleveurs iront directement à la rencontre des clients. Quant aux chefs coq, ils se mobilisent pour les poules.

TF1/LCITF1/LCI © TF1/LCI

Les éleveurs l'ont appris à leurs dépens. En cas de crise, il ne suffit pas d'être irréprochable. Encore faut-il le faire savoir. La filière avicole, très durement touchée par les peurs suscitées par l'apparition de la grippe aviaire dans un élevage français, espère beaucoup des campagnes de publicité lancées ces derniers jours en France.

Une série de spots télévisés sont diffusés depuis samedi 25 mars, et jusqu'au 7 avril, sur TF1 et d'autres chaînes nationales. Cette campagne, réalisée par le Centre d'information des viandes, a coûté deux millions d'euros à l'Etat. Elle vise à rassurer le consommateur sur le processus de production de la volaille en France. Dès novembre dernier, puis en février, 2,5 millions d'euros avaient déjà été déboursés pour des publicités dans la presse écrite et à la radio. Une brochure sur la grippe aviaire avait également été diffusée auprès de 8 millions de foyers et 8000 cabinets médicaux.

Grippe aviaire
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L'Aquitaine mobilisée

En Aquitaine, plus de 650 animations sont programmées dans les supermarchés. L'opération est financée à hauteur de 200 millions d'euros par le Conseil régional d'Aquitaine... alors que l'enveloppe allouée par l'Etat est de 1,1 millions d'euros, s'insurgent les responsables locaux. Les animations doivent aussi s'étendre à "50 ou 100 grandes surfaces hors région", notamment à Paris. Les producteurs seront présents pour animer les rayons volailles et répondre directement aux questions du grand public. Même si "le niveau de consommation est en train de se relever, il faut continuer de mettre nos produits en avant", a insisté Guy Bergès, président de l'Association régionale "volailles de chair d'Aquitaine".

La consommation de volailles dans les grandes surfaces s'est améliorée la semaine dernière avec un recul des ventes limité à 7 à 10%, contre 10 à 15% la semaine précédente, selon la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. Les ventes de volailles avaient particulièrement chuté (de 25 à 30%) entre le 13 et le 26 février, après la détection du virus H5N1 de la grippe aviaire sur un oiseau sauvage en France et l'annonce, le 25 février, de la contamination d'un élevage dans l'Ain, pour la première fois en Europe.

Des chefs coq pour les poules 

Les chefs membres des associations "Relais Gourmands" et "Traditions & Qualité, Les Grandes Tables du Monde", soit plus de 200 cuisiniers dans le monde, se sont engagés "à renforcer la présence des volailles sur leurs cartes de restaurant et à se faire le relais des éleveurs auprès de leurs clients, des médias et des pouvoirs publics pour faire passer un message positif, clair et rassurer les consommateurs". "Considérant que nos producteurs font partie du patrimoine artisanal et culturel de nos pays respectifs et qu'ils se battent chaque jour pour défendre la qualité en nous proposant les meilleurs produits, il est indispensable de leur apporter notre soutien lorsque nous pensons qu'il est nécessaire de le faire", ajoutent les chefs.

Par Par David STRAUS (avec AFP) le 25 mars 2006 à 10:51
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2 Commentaires

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  • Vastre, le 26/03/2006 à 08h11

    Je ne comprends pas pourquoi le prix du poulet n'est pas en baisse. S'il y avait réellement une crise, on verrait le prix baisser d'au moins 20 à 30%. Ce n'est pas le cas.

  • Robert Payet, le 25/03/2006 à 19h00

    Et bien que tout le monde vienne à la Réunion mangé du poulet, cela renforcera la filiaire aviaire et le tourisme réunionais. En plus cela fera des économie à l'état donc à notre portefeuille. L'île Intense vous attend.

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