© DRDominique Bussereau les avait promises pour lundi, elles sont retardées de quelques heures et arriveront mardi ; une chose est sûre, le gouvernement a décidé de verser le plus rapidement possible les aides à la filière avicole frappée par la grippe aviaire. "Les avances sur indemnisation seront mises en paiement dès demain partout sur le territoire dès lors que les demandes auront été formulées", a annoncé lundi soir Dominique de Villepin, qui présidera vendredi une table-ronde "avec toutes les parties prenantes concernées par la filière avicole".
Le Premier ministre a en outre annoncé, à l'issue d'une réunion à Matignon avec les préfets de région, que "les actions en recouvrement liées à des contentieux sociaux ou fiscaux sont suspendues dans l'attente d'un examen au cas par cas de l'ensemble des dossiers". Les préfets doivent par ailleurs recenser, "avant jeudi", dans leurs départements "toutes les difficultés de la filière" et en rendre compte au ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau. Une série de "coups de pouce" qui s'ajouteront aux aides annoncées dès le 23 février : le Premier ministre avait alors promis une enveloppe complémentaire de 52 millions d'euros pour aider la filière avicole, s'ajoutant aux 11 millions d'euros déjà mobilisés.
Une aide encore insuffisante, pour les aviculteurs
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Parallèlement à ces mesures déjà annoncées à l'échelon national, le préfet de l'Ain a annoncé lundi à Bourg-en-Bresse l'instauration d'un "plan d'urgence" économique en faveur des éleveurs situés dans la zone la plus touchée, celle de protection établie autour du seul cas d'élevage jusque-là touché par la grippe aviaire. Ce plan est doté "d'une enveloppe de 2 à 3 millions d'euros", et prévoit "d'indemniser à 100%" l'abattage de la volaille élevée dans la zone. "Chaque éleveur disposera d'un barème selon la nature de sa volaille et pourra remplir, à compter de demain (mardi), une fiche de demande d'indemnisation", a précisé le préfet, soulignant que l'abattage demeurait "facultatif". Il a néanmoins estimé qu'un "grand nombre d'éleveurs devraient y avoir recours : l'indemnisation se fait à 100% et la commercialisation est impossible".
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Le poulet à la baisse, le porc à la hausse... La viande de porc bénéficie actuellement d'une demande en hausse sur le marché intérieur, ont indiqué lundi les professionnels de la filière. Si le marché a connu "une certaine tension début mars", il faudra "attendre les premiers barbecues début mai" pour savoir s'il est possible d'établir un lien entre l'accroissement de la demande de viande de porc et la grippe aviaire, estime Jean-Pierre Joly, directeur du marché du porc breton (MPB). Il est, selon lui, "trop tôt pour tirer des conclusions". Cependant, le jambon fait partie, avec le steack hâché et le veau, des produits en forte augmentation de consommation depuis la déclaration de la grippe aviaire.
Photo d'ouverture : archives
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