© INTERNELe marathon a duré près de 20 heures. Mais, malgré les débats animés, les jeux étaient faits. Le Sénat a adopté dans la nuit de mardi à mercredi le "contrat première embauche" (CPE), mesure phare du projet de loi pour l'égalité des chances. Le CPE, instauré aux termes de l'article 3 bis de ce projet de loi, a recueilli 172 voix contre 142, la majorité d'UDF votant avec la gauche ou s'abstenant. Son adoption dans les mêmes termes que l'avait fait l'Assemblée le 9 février, le rend définitif, sous réserve du vote de l'ensemble du texte.
Réservé aux jeunes de moins de 26 ans embauchés dans une entreprise de plus de 20 salariés, quel que soit leur niveau de qualification, le CPE est un contrat à durée indéterminée (CDI), assorti d'une "période de consolidation" de deux ans au cours de laquelle le salarié peut être licencié sans motif. Il fera l'objet d'une évaluation fin 2008.
Manifestations contre le CPE
Le gouvernement et l'UMP ont laissé le PS, le PCF, les radicaux de gauche, et l'UDF présenter les 80 amendements qu'ils avaient déposés sur cette partie du texte, et la discussion aller à son terme. Le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher s'est fait un devoir de motiver exhaustivement sa position sur chaque amendement. Tous les amendements ont été rejetés un à un à la majorité des voix.
Le gouvernement s'était fixé pour objectif de parvenir à l'adoption de cette partie du projet de loi pour l'égalité des chances avant la date fatidique du 7 mars, proclamée journée de mobilisation nationale contre le CPE par les principaux syndicats, et les organisations lycéennes et estudiantines.
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