© TF1L'ensemble des volailles de la zone de protection autour de Versailleux (Ain), qui englobe 70 communes, seront de nouveau commercialisables à partir de samedi, a annoncé mercredi le préfet de l'Ain, Michel Fuzeau. Et de préciser : "à condition que les volailles soient tuées dans des abattoirs agréés et qu'une dérogation soit accordée par les services vétérinaires. La zone de protection autour de Versailleux avait été mise en place après la découverte le 23 février, sur cette commune, d'un élevage de dindes contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire.
D'autres mesures d'assouplissement entreront en vigueur samedi, qui marquera la fin des 21 jours durant lesquels le virus restait actif. A partir de samedi, on entrera dans une période d'observation de dix jours au terme desquels, si aucun autre cas de contamination d'un élevage n'est signalé, seuls les oiseaux sauvages feront l'objet de surveillance accrue.
Le froid qui permet au virus de résister
Les éleveurs auront notamment la possibilité d'acheter des canetons et des poussins de toutes origines pour repeupler leur élevage. Les couvoirs installés sur la zone de protection pourront de nouveau expédier leur production sur l'ensemble du territoire national.
Enfin, la vente directe d'oeufs de consommation sera de nouveau autorisée sur les marchés de la zone et les restrictions de circulation --contrôles et barrages de gendarmerie, rotoluves-- seront levées. Néanmoins, "cet assouplissement des mesures n'est possible que si les mesures sanitaires dans les élevages --pédiluves, désinfection-- sont appliquées avec rigueur", a souligné M. Fuzeau.
Ce dernier a également évoqué l'abattage des volailles qui a débuté mardi et qui se poursuivra tant qu'il y aura des demandes de la part des éleveurs. "Mardi, les abattoirs ont tué quelque 28.500 volailles, soit l'équivalent d'environ 90-100 tonnes de viande. Aujourd'hui (mercredi), nous devrions obtenir les mêmes chiffres", a-t-il déclaré.
Aucun autre élevage n'a été contaminé par le virus H5N1 grâce à une vigilance sanitaire très stricte, mais "la mortalité des oiseaux sauvages perdure, notamment en raison du froid qui permet au virus de résister", a-t-il expliqué.
La préfecture de l'Ain a indiqué que sur les 450 lots d'oiseaux morts collectés par les services vétérinaires depuis le début de la crise, 155 avaient été transmis au laboratoire national de Ploufragan (Côtes-d'Armor), dont 23 avaient été reconnus positifs au H5N1. "Dix-sept lots d'oiseaux sont encore en attente de résultat", a précisé M. Fuzeau.
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