Les volailles de l'Ain de nouveau commercialisables

le 15 mars 2006 à 20h18 , mis à jour le 16 mars 2006 à 09h25

Toutes les volailles élevées autour de Versailleux seront de nouveau mises en vente à partir de samedi, sous conditions. Une zone de protection avait été mise en place le 23 février après la découverte d'un élevage contaminé par le virus H5N1.

Dindon dinde thanksgiving noël volaille © TF1

L'ensemble des volailles de la zone de protection autour de Versailleux (Ain), qui englobe 70 communes, seront de nouveau commercialisables à partir de samedi, a annoncé mercredi le préfet de l'Ain, Michel Fuzeau. Et de préciser : "à condition que les volailles soient tuées dans des abattoirs agréés et qu'une dérogation soit accordée par les services vétérinaires. La zone de protection autour de Versailleux avait été mise en place après la découverte le 23 février, sur cette commune, d'un élevage de dindes contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire.

D'autres mesures d'assouplissement entreront en vigueur samedi, qui marquera la fin des 21 jours durant lesquels le virus restait actif. A partir de samedi, on entrera dans une période d'observation de dix jours au terme desquels, si aucun autre cas de contamination d'un élevage n'est signalé, seuls les oiseaux sauvages feront l'objet de surveillance accrue.

Le froid qui permet au virus de résister

Les éleveurs auront notamment la possibilité d'acheter des canetons et des poussins de toutes origines pour repeupler leur élevage. Les couvoirs installés sur la zone de protection pourront de nouveau expédier leur production sur l'ensemble du territoire national.

Enfin, la vente directe d'oeufs de consommation sera de nouveau autorisée sur les marchés de la zone et les restrictions de circulation --contrôles et barrages de gendarmerie, rotoluves-- seront levées. Néanmoins, "cet assouplissement des mesures n'est possible que si les mesures sanitaires dans les élevages --pédiluves, désinfection-- sont appliquées avec rigueur", a souligné M. Fuzeau.

Ce dernier a également évoqué l'abattage des volailles qui a débuté mardi et qui se poursuivra tant qu'il y aura des demandes de la part des éleveurs. "Mardi, les abattoirs ont tué quelque 28.500 volailles, soit l'équivalent d'environ 90-100 tonnes de viande. Aujourd'hui (mercredi), nous devrions obtenir les mêmes chiffres", a-t-il déclaré.

Aucun autre élevage n'a été contaminé par le virus H5N1 grâce à une vigilance sanitaire très stricte, mais "la mortalité des oiseaux sauvages perdure, notamment en raison du froid qui permet au virus de résister", a-t-il expliqué.

La préfecture de l'Ain a indiqué que sur les 450 lots d'oiseaux morts collectés par les services vétérinaires depuis le début de la crise, 155 avaient été transmis au laboratoire national de Ploufragan (Côtes-d'Armor), dont 23 avaient été reconnus positifs au H5N1. "Dix-sept lots d'oiseaux sont encore en attente de résultat", a précisé M. Fuzeau.

le 15 mars 2006 à 20:18
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2 Commentaires

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  • Taz, le 16/03/2006 à 13h45

    S'il y a des promos j'y cours ! En attendant j'ai pas remarqué une baisse des prix sensible sur la volaille depuis le début de cette crise (ou plutôt psychose généralisée).

  • VAstre, le 16/03/2006 à 07h09

    Nul doute que les consommateurs vont se précipiter pour acheter des volailles de Bresse.

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