© INTERNEAlcatel se marie avec Lucent : 10% d'effectifs en moins. Thales se fiance avec l'activité satellites d' Alcatel, combien d'emplois menacés ? La CFE-CGC de Thales a fait part, mardi, de ses "inquiétudes pour l'emploi" dans le cadre du rapprochement entre Alcatel et Thales. Le syndicat a souligné que 3.000 postes pourraient se retrouver en "doublon". La CFE-CGC demande que "tout soit fait pour que ces problèmes d'emploi soient anticipés, et qu'une véritable gestion prévisionnelle de l'emploi soit mise en oeuvre en amont de cette intégration".
Thales et Alcatel ont bouclé un accord, encore soumis au feu vert du gouvernement français. Cet accord prévoit qu'Alcatel apportera à Thales son activité satellites (Alcatel Alenia Space) et montera en échange à environ 25% de Thales, contre 9,5% actuellement. Alcatel serait alors le deuxième actionnaire de Thales, juste derrière l'Etat français. Le conseil d'administration de Thales doit étudier mardi après-midi ce projet de rapprochement. Cette opération intervient alors que, par ailleurs, Alcatel et l'Américain Lucent ont annoncé dimanche leur fusion.
Serge Dassault n'y voit pas d'inconvénient
Le groupe européen EADS, qui depuis des années désire entrer dans Thales, souhaiterait profiter de l'occasion pour apporter sa branche satellite Astrium et obtenir en échange 15 à 20% de Thales. Mais, de source proche du dossier, Thales et Alcatel refuseraient de laisser entrer simultanément EADS, et comptent seulement lui indiquer que la porte est ouverte à un accord ultérieur.
Serge Dassault, dont le Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD) détient 5,7% dans Thales, n'a aucune objection à un rapprochement entre Alcatel et Thales dans les satellites, a-t-il déclaré mardi sur LCI. "C'est leur affaire. Les satellites, ça ne me concerne pas. S'ils veulent s'associer avec Thales dans les satellites, ça ne me gêne pas, je trouve cela très bien", a déclaré le patron français.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




